Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

L’Algérie profonde / Est

Le site balnéaire objet de toutes les convoitises

Skikda : main basse sur Sidi Akacha

Front de mer dans la wilaya de Skikda. ©D. R.

Certains d’entre ceux que nous avons rencontrés sur les lieux affirment avoir signalé ces dépassements aux autorités de la commune de la Marsa, en révélant que leurs auteurs sont pour la plupart originaires de la commune de Chetaïbi, située à quelque 7 km à l’est du site en question.

La zone de Sidi Akacha, qui est l’un des plus beaux sites balnéaires de la wilaya de Skikda, attire de plus en plus de convoitises chez la population de Chetaïbi, dans la wilaya voisine de Annaba. Même la partie réservée à la zone d’expansion touristique (ZET), retenue officiellement par les pouvoirs publics, n’a pas échappé à la mainmise de certains individus, dénoncent les habitants outrés par l’accaparement illicite des terres. Certains d’entre ceux que nous avons rencontrés sur les lieux affirment avoir signalé ces dépassements aux autorités de la commune de la Marsa en révélant que leurs auteurs sont pour la plupart originaires de la commune de Chetaïbi, située à quelque 7 km à l’est du site en question. En attendant la réalisation d’une route, qui reliera la commune chef-lieu à cette zone encore à l’état sauvage, l’unique accès à ladite zone de Sidi Akacha, se fait depuis Chetaïbi, à travers un chemin complètement dégradé. Cet isolement relatif a permis à quelques habitants de Chetaïbi de faire main basse sur plusieurs superficies, notamment celles jouxtant la belle plage au sable fin. L’envahissement est tel qu’une impression de laisser-aller et d’insécurité se dégage dès que le visiteur accède à ce site. Aux limites de Sidi-Akacha, se dresse le fameux cap de Fer, la pointe la plus avancée d’Algérie dans la mer Méditerranée et au niveau duquel le cadre de vie est éternellement entretenu sur tous les volets. Loin des yeux, loin du cœur, ce paradis terrestre est abandonné par les autorités de la commune de la Marsa en raison de son inaccessibilité. Celles de Chetaïbi ne semblent nullement concernées par les dépassements dont fait l’objet cette zone, étant donné qu’elle appartient à la wilaya de Skikda. Autrefois lieu sacré pour les populations locales des deux communes (Marsa et Chetaïbi), Sidi Akacha est situé sur le prolongement des monts de l’Edough, à quelques encablures d’une zone à réputation mondiale : la baie ouest de Tekouche, un véritable don du ciel. Il a été longtemps abandonné par les riverains, comme par les vacanciers et surtout par les amoureux de la nature et les pêcheurs à la ligne notamment lorsque des groupes de terroristes sévissaient dans cette région. C’est grâce à une présence quasi permanente des éléments de l’Armée nationale populaire (ANP), que cette zone a été rouverte aux touristes il y a quelques années. Ainsi, et même si cette douloureuse époque est aujourd’hui complètement révolue, ce paradis terrestre n’a pas connu l’affluence escomptée lors de la saison estivale qui s’achève, en l’absence également aussi bien de structures de restauration que de bus assurant la navette entre cette région et les localités limitrophes.

B. BADIS


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER