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L’Algérie profonde / Est

Considéré comme un métier mortel À T’KOUT

Solidarité avec les familles des victimes de la silicose

Ouvrier atteint de silicose. ©D. R.

Les recettes financières engrangées du gala ont été exclusivement destinées aux victimes de la silicose.

La silicose provenant du taillage de pierres, métier mortel auquel sont condamnés les tailleurs de pierres de T’kout, faute d’autres débouchés professionnels dans la localité, continue périodiquement de faire des victimes. Un nouveau décès ayant été annoncé au mois d’août dernier, et la liste de la vie à trépas reste ouverte. Toutefois, le dénuement social frappant de plein fouet les familles des victimes – des veuves et des enfants – de la silicose de T’kout n’a pas laissé insensible l’association des sciences et de la culture de Batna. En effet, c’est un imposant gala musical qui a été organisé tout récemment à Menaâ, localité phare de la vallée des Ouled Abdi, par cette association grâce surtout à la participation de nombreux chanteurs du terroir chaoui, dont Djamel Sabri, venu d’Oum El-Bouaghi. L’événement a pu être possible grâce aussi à la compréhension de certains sponsors parmi les hommes d’affaires de Batna et de la région. Les recettes financières engrangées du gala ont été exclusivement destinées à soulager un tant soit peu les veuves et les orphelins des victimes de la silicose. Parallèlement, des conférences sur cette terrible maladie mortelle due à la poussière dégagée des pierres taillées ont été données au Théâtre régional de Batna par des associations versées dans le créneau et des médecins. Des conférences qui malheureusement n’ont jamais eu le pouvoir de stopper l’hécatombe laquelle se poursuit inexorablement.
La cause du mal incurable étant pourtant connue, outre le fait que le taillage de pierres n’est point reconnu en Algérie comme métier dangereux, il y a lieu de s’interroger que, malgré les efforts des uns et des autres, aucune solution radicale et efficace ne pointe à l’horizon pour changer la réalité du terrain. La rencontre spéciale tenue en avril dernier à Batna, à l’initiative de la Chambre de l’artisanat et des métiers (CAM), n’a pu dégager un impact décisif dans le cadre de la lutte contre les dangers de la silicose. À défaut d’une solution miracle, les pouvoirs publics locaux ont apporté leur contribution spécialement dans les moyens de protection. En fait, toutes les associations, tous les médecins et les autorités locales n’auront fait que remuer le couteau dans la plaie. Car il y a quelque part un problème de fond. “L’État ne peut interdire l’exercice de ce métier de taillage de pierres à ceux qui tiennent à l’exercer”, a déclaré à Batna, Ali Sebâa, directeur général de l’artisanat au ministère du Tourisme et de l’Artisanat. Alors faut-il laisser les tailleurs de pierres de T’kout seuls face à leur destin macabre ?

Ali BENBELGACEM


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