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L’Algérie profonde / Est

Bourek, cherbet et brochettes vendus à même les trottoirs à Bordj Bou-ArrÉridj

Un danger pour la santé publique


Comme à chaque Ramadhan, des métiers spécifiques à cette période font leur apparition illicitement sans que personne réagisse. Ces métiers ont la particularité de s’exercer dans la totale illégalité et bien évidemment sans le moindre respect des normes élémentaires d’hygiène. Un véritable danger pour la santé publique. La nouveauté pour ces dernières années, après le commerce illicite de qalb ellouz, zlabia, chamia, dioul sur le trottoir, c’est la vente des brochettes, bourek et cherbet qui prennent le relais. Et cela avec les mêmes conditions d’hygiène. Ces produits exposés à la chaleur, à la poussière et la pollution sont un véritable danger pour notre santé. Dès les premières heures de la matinée et jusqu’au s’hor, l’informel bat son plein.

Durant la journée, le commerce d’une boisson traditionnelle renaît de ses cendres ces dernières années pour devenir un produit incontestable de la table du f’tour et des soirées. Cette boisson périssable est très sensible. Elle qui devrait être pasteurisée et bien conservée est toutefois préparée dans des bidons à l’hygiène douteuse, en plus d’être exposée toute la journée sous un soleil de plomb. Cette boisson, à composition inconnue, est vendue dans des sachets de congélation. Des locaux se transforment en vendeurs de cherbet. Certains l’exposent sur le trottoir ou dans leur camionnette. Après le f’tour, des jeunes proposent des boureks prêts à être consommés. Ils sont farcis à la viande hachée ou au poisson (qui sont des produits très sensibles). 

Ils sont préparés et vendus sur la chaussée sans le moindre respect des normes élémentaires d’hygiène. Ils prolifèrent partout tels des champignons. On trouve même des adolescents qui ont pris le “chwa” comme métier de Ramadhan. D’autres proposent des brochettes de merguez, de viande et d'escalope de dinde à 20 DA, il y a de quoi douter de la qualité de ces produits dont la provenance reste inconnue, tout comme la garantie du respect de la chaîne du froid. “Des brochettes de viande et de foie à 20 DA, quand on sait les records qu’enregistrent les prix de ces produits durant le Ramadhan, il y a de quoi s’inquiéter”, dira un parent inquiet sur la santé de ses enfants. “Surtout que les viandes sont des aliments à très haut risque d’intoxication qui peuvent conduire directement au cimetière”, ajoute-t-il. En plus de l’origine de ces viandes, la chaîne du froid n’est pas respectée, et les règles d’hygiène les plus élémentaires sont bafouées. On constate de visu que la propreté fait totalement défaut. De ce fait, il est urgent d’agir d'une manière concrète et pour que les autorités locales mettent fin à ces pratiques.
 

Chabane BOUARISSA



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