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L’Algérie profonde / Est

Au 3, rue de la Mosquée à SidI El-Houari (Oran)

Un immeuble menace ruine

Classé à quatre reprises rouge, l’immeuble risque de s’éffondrer à tout moment. © D. LOUKIL/Liberté

Il date du début du XXe siècle comme beaucoup d’autres, qui tombe en ruines parce que jamais pris en compte, ni entretenu.

“L’immeuble et le haouch ont été classés à quatre reprises rouge, ça veut dire très dangereux, à évacuer. Le dernier étage s’est déjà effondré et nous sommes toujours-là ! Je vous assure que nous avons peur pour nous et nos enfants.” C’est l’appel de détresse d’un des chefs de famille qui vivent dans un immeuble menaçant ruine au 3, rue de la Mosquée à Sidi El-Houari, approuvé par l’ensemble des résidents, soit 14 familles avec en tout 18 enfants, majoritairement mineurs.
Tous les occupants des lieux ainsi que ceux qui squattent une sorte d’ancien hangar, soupente rattachée à l’immeuble en question, s’adressent aux autorités locales pour être relogés, en urgence, depuis le décès de leur voisin, il y a un mois, lors de son évacuation d’un immeuble, dans le cadre de la dernière opération de relogement qui s’est déroulée à Sidi El-Houari.
Avec la période hivernale, les pluies et les infiltrations de toutes parts, la structure est toujours plus fragilisée. L’escalier tient par miracle et l’emprunter, comme nous l’avons fait, relève d’une sorte de défi à la mort, le quotidien des résidents de cet immeuble, dont la propriété est inconnue pour les familles. Ce 3, rue de la Mosquée est un immeuble datant du début du XXe siècle comme beaucoup d’autres au cœur de Sidi El-Houari, qui tombe en ruine parce que jamais pris en compte, jamais entretenu. L’anecdote pour cet immeuble, c’est que le haouch possède une porte dérobée qui permettait par le passé d’accéder à la Mosquée du Pacha, aussi fermée depuis plusieurs années parce que là aussi la structure et les fondations sont très dégradées.
Les familles de la bâtisse, lors du premier effondrement de l’étage supérieur, avaient choisi de construire des baraques faites de bric et de broc, en contre-bas près de la rue Phillippe pour y trouver refuge.
Un choix d’urgence qui perdure au point où les familles majoritairement ont repris place dans l’immeuble. Pour ces dernières, conscientes des critiques qui fusent sur l’opportunisme des uns et le trafic dans la distribution de logements sociaux des autres, interpellent les autorités sur cette question en termes de défi. “Vous avez tous les moyens de vérifier les bénéficiaires d’un logement, faites les enquêtes et distribuer les logements en toute transparence”, nous dira un locataire.


D. LOUKIL

 


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