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L’Algérie profonde / Est

Extension sauvage des commerces à Berrahal (Annaba)

Une commission d’enquête à pied d’œuvre

Les commerçants exposent leurs marchandises à même les trottoirs. © D.R.

“Chaque commerçant ayant opéré une extension illicite a été sommé de remettre son magasin à l’état initial dans un délai précis, faute de quoi, en plus des poursuites judiciaires, il fera l’objet d’une décision administrative de fermeture jusqu’à l’application stricte de la loi en vigueur”, selon le chef de daïra de la localité.

Devenue une “icône” en matière de construction illicite, le chef-lieu de la commune de Berrahal, 30 km à l’ouest de Annaba, semble avoir attiré les foudres des autorités de la wilaya.
Ainsi, une commission spécialisée, désignée par le wali de Annaba, Mohamed Salamani, est depuis quelques jours en mission à Berrahal, dans le cadre de la lutte contre l’extension sauvage des magasins, a-t-on constaté sur place. L’administration a décidé de sévir pour rendre à César ce qui lui appartient. Le chef de l’exécutif a annoncé dans ce cadre que “la wilaya va récupérer chaque mètre carré squatté par des commerçants”. Ces derniers, encouragés par l’anarchie ambiante des élus, ont mis main basse sur les espaces publics et trottoirs.
Ces agissement ont laissé plus d’un perplexe, à l’exception des autorités civiles de la ville de Berrahal. Il est vrai qu’à Berrahal, la razzia des espaces publics bat son plein à travers des extensions sauvages et illicites des locaux commerciaux et la réalisation de nombreux kiosques multiservices aussi illégaux. La situation a atteint l’overdose, et l’intervention du wali est venue à point nommé, estiment les habitants.
Cette fois-ci, les pouvoirs publics ont évité l’opération de démolition en matière de lutte contre les constructions illicites. Ils ont opté pour une nouvelle démarche : “Chaque commerçant ayant opéré une extension illicite a été sommé de remettre son magasin à l’état initial dans un délai précis, faute de quoi, en plus des poursuites judiciaires, il fera l’objet d’une décision administrative de fermeture jusqu’à l’application stricte de la loi en vigueur”, selon le chef de la daïra de Berrahal. Cette façon d’agir semble avoir donné déjà des résultats où de nombreux commerçants ont d’ores et déjà montré leur disposition à se plier aux lois de la République. Appelé aujourd’hui à jouer également le rôle de nouveau pôle d’attraction avec le grand Annaba, l’antique Aïn Mokra a sombré dans l’illicite. Alors comment expliquer que des commerces activent au grand jour au niveau des locaux des habitations illicites.
Et pour s’enquérir de la gravité de la situation, il suffit de faire une balade du côté des cités Palmier, Zerdazi, Sidi-Ali, 400-Logements, entre autres, pour voire les innombrables dépassements et l’absence de l’État. Le comble, les arcades de la place Rouge au cœur de Berrahal ont été reconverties au grand jour carrément en magasins.


B. Badis

 


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