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L’Algérie profonde / Est

Teleghma (Mila)

Une commune invivable

Etant donné le manque de camions-bennes et l’incivisme des citoyens, la ville ne peut que crouler sous les déchets. ©D. R.

La ville croule sous les ordures, éparpillées au hasard le long des rues. Un spectacle ahurissant, œuvre du laisser-aller de la municipalité conjugué à l’incivisme des citoyens.

La commune de Teleghma, dans le sud de la wilaya de Mila, est peut-être l’une des agglomérations les plus délabrées de la région. Des décharges sauvages de quelque côté qu’on se tourne, des rues impraticables, de la gadoue jusqu’au seuil des habitations et des risques d’inondation omniprésents, tel est le décor qui fait le quotidien de cette commune célèbre pour ses nombreuses sources thermales. La ville croule, en effet, sous les ordures éparpillées au hasard, le long des rues. Un spectacle ahurissant, œuvre du laisser-aller de la municipalité conjugué à l’incivisme des citoyens. Pour les responsables municipaux, une partie de la catastrophe endurée par le village incombe aux habitants qui “ne respectent pas les horaires de passage des camions des services de la voirie pour sortir leurs sacs-poubelles” ; quoi qu’ils reconnaissent l’insuffisance des camions-bennes affectés au ramassage des déchets domestiques. “Il est pratiquement impossible de couvrir toutes les rues et les mechtas avec le peu de moyens dont nous disposons”, dira le maire. En outre, la commune souffre d’un autre problème non moins grave que celui des ordures, à savoir la dégradation effrénée des rues du centre urbain. Il n’y aurait peut-être pas, dans toutes les agglomérations de la région, des rues plus ravinées, ni plus crevassées, ni plus hideuses que celles de Teleghma. Catastrophique ! Notamment par ces temps de pluie, où les artères de la commune, sans exception, se couvrent de flaques d’eau boueuses et de gadoue, à telle enseigne qu’on se sentirait en rase campagne. Et si on ajoutait à cela l’insuffisance de l’éclairage public, une autre réalité amère, on n’aurait pas besoin de dire que les pauvres riverains sont purement et simplement livrés à eux-mêmes. Et la situation est encore pire pour les habitants de Hay El-Oued qui vivent avec la peur au ventre à cause des crues qui les menacent. Situé dans une espèce de cuvette naturelle, Hay El-Oued est invariablement submergé par les eaux de ruissellement  qui ne manquent jamais de s’infiltrer jusqu’au plus profond des habitations. Aussi les riverains revendiquent-ils l’édification d’ouvrages pour canaliser les flots des eaux pluviales loin des maisons. à ce propos, le P/APC précise : “La commune a réalisé une étude pour l’édification d’un système de protection de ladite cité contre les crues, et la matérialisation du projet est pour bientôt.” Pour leur part, les propriétaires des hammams, sources thermales sans lesquelles Telaghma n’aurait probablement pas eu la réputation qui est la sienne actuellement, demandent le bitumage de la route menant à leurs établissements et la réalisation d’un réseau d’assainissement pour booster, un tant soit peu, le tourisme thermal dans cette région.

K. B.


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