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L’Algérie profonde / Est

Plusieurs agglomérations privées d’Eau potable à Jijel

Une population désespérée face à une crise latente

Les citernes mobiles, une alternative pour les habitants. © D.R.

Selon les habitants, cela fait plusieurs années que cette crise dure. Elle est même vécue au niveau des communes de Sidi Maârouf, Settara, Ghebala, Ouled Rabah, Ouled Yahia, El-Ancer et d’autres localités voisines.

Durant les années précédentes, la wilaya de Jijel a bénéficié de la réalisation de plusieurs barrages, ce qui a fait d’elle un véritable réservoir d’eau qui alimente un nombre important de régions de l’est du pays. Pourtant, plusieurs régions de Jijel demeurent privées de ce précieux liquide en cette période de canicule, notamment les communes rurales et certaines grandes agglomérations à l’image d’El-Milia et sa périphérie. Selon les habitants, cela fait plusieurs années que cette crise, qui a touché l’ensemble des quartiers, dure. Le quartier Tabriht pour ne citer que celui-ci, n’est alimenté en eau, que quelques fois durant l’année. La crise existe aussi au niveau des cités Menkouche, Ouled Amiyour, Lekhnak, Adjenak et autres. Les habitants, qui ne savent plus à quel saint se vouer, pointent du doigt les services de l’ADE. “C’est insensé, mon quartier se trouve à moins d’un kilomètre de la ville, et on en est alimenté qu’une fois par semaine”, s’indigne Amor, un ancien habitant d’El-Milia. Et de poursuivre : “Parfois, lorsqu’il y a des pannes dans les pompes, ça nous arrive de rester presque un mois sans eau”.
La même situation est vécue aux communes de Sidi Maârouf, Settara, Ghebala, Ouled Rabah, Ouled yahia, El-Ancer et d’autres localités voisines. Il faut savoir que la plupart des habitants ne comptent plus sur l’apport de l’ADE qui, à chaque réclamation, s’en lave les mains. Aussi, l’approvisionnement en eau potable se fait à l’aide des citernes mobiles qui font la tournée des quartiers pour servir une population plus que jamais désespérée de voir un jour l’eau couler dans leurs robinets.
Les habitants des petites bourgades, quant à eux, s’approvisionnent à l’aide de baudets, comme au Moyen Âge. Le comble dans cette histoire, c’est que toute la région de Jijel, en particulier El-Milia, se trouve entre deux grands réservoirs hydriques, à savoir celui de Boussiaba qui devait voir le jour en 2015 avant que sa mise en eau ne soit reportée pour 2018, et le grand barrage de Beni Haroun dans la wilaya de Mila, qui a la capacité d’alimenter la wilaya de Jijel toute entière.

Un réseau vétuste à l’origine de la pénurie
Les responsables concernés sont généralement évasifs en évoquant ce sujet. Depuis des années maintenant, les services de l’ADE n’ont qu’une seule réponse qui revient, “la vétusté du réseau de l’AEP”. En effet, cette ville possède un réseau complétement vétuste et ne répond plus aux normes. Contrairement à Jijel et à Taher, celui-ci n’a pas été renouvelé. Sur un autre plan, la ville d’El-Milia a connu une grande extension urbanistique, sans que celle-ci ne soit prise en compte pour mettre place un réseau fiable pour pouvoir alimenter la ville dans de bonnes conditions, a-t-on expliqué. Cependant, si la situation est aussi désastreuse du côté Est, il n’en est pas de même au centre-ville et à l’ouest. Les communes de Jijel, El-Aouana et Ziama Mansouriah sont épargnées par cette situation, et ce, grâce à l’approvisionnement du barrage de Kissir qui leur permet de recevoir de l’eau presque 24h/24.

 


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