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Automobile / Événement Auto

C’EST LE PREMIER SUV DE LA NOUVELLE MARQUE IBÉRIQUE

Cupra Ateca lâche ses 300 chevaux en Catalogne

© D. R.

Vitaminé à souhait par des éléments de sécurité à même d’assurer une tenue de route irréprochable, Cupra Ateca s’offre le triptyque : confort, sportivité et connexion. Seul à embarquer un bloc-moteur aussi puissant pour un SUV compact et familial, Cupra Ateca a impressionné. C’est le moins qu’on puisse dire. Nous l’avons essayé pour vous. Place à l’adrénaline…

Trois cents chevaux sous le capot pour un SUV : rien que ça ! Pourtant, et dès notre arrivée à l’aéroport international de Barcelone-El Prat, 12 km au sud-ouest de la Catalunya Plaza, et dès que nous approchons cette bagnole ibérique, nous avions une autre impression. Il n’y avait pas de logo “FR” que nous avons l’habitude de découvrir sur la Seat Leon à laquelle nous avions toujours associé “Cupra”. Pour une aventure, c’en est une ! Pour une nouvelle page de l’histoire automobile espagnole, c’est la révélation de l’année. J’allais dire des prochaines années dès lors que Seat reste une marque à part entière et Cupra… une autre. Surtout, une autre, issue de la division Sport, qui, de tout temps, avait excellé, récompensée et redoutée par une concurrence qui n’arrive plus à suivre ce qui se passe au plan du développement des SUV chez le groupe Volkswagen. La première boucle de 44,8 km nous mène directement vers le site de Castell d’Olèrdola. Première sensation sur l’autoroute qui bifurque vers la route de Tarragona : c’est la Seat Ateca qui a pris du galon en gardant tous les atouts, ajoutés au confort et à la vocation familiale. Il nous était impossible sur ces routes limitées à 120 km/h de tester un bloc-moteur de 300 Ch DSG-7, avec ses quatre roues motrices et un 0 à 100 km/h en 5,2 secondes. Du coup, on entame cette belle et nouvelle page d’histoire par les matériaux, les options, la direction, la tenue de route et l’impression que dégageaient cette élégance et cette modernité à l’espagnole. Elle a beaucoup de look et ne passait guère inaperçue sur les routes avec ses quatre sorties d’échappement. C’est à la sortie de l’autoroute, en entamant les routes qui montent vers San Miquel d’Olèrdola que nous commençons à sentir les vrombissements du Cupra Ateca. En se défendant aussi bien sur les virages, ses reprises semblaient redéfinir les orientations de la stratégie des Espagnols à vouloir faire bien. Et mieux. Et tant mieux si Ce Cupra Ateca nous procure autant de plaisir, avec une qualité de haute facture sur ses équipements et une habitabilité revisitée pour offrir tout ce nectar à une bagnole aussi prestigieuse. Après une pause et une série de consignes de sécurité, le staff de Cupra nous invite à un circuit approximatif au site Castell d’Olèrdola. Long de 5 km et fermé à la circulation, ce circuit se veut une invitation à un test dynamique et sans modération du Cupra Ateca. D’emblée, on nous signifie qu’il fallait abandonner le mode Drive et S pour activer le mode Sport.

Pas une bête de course, mais une bête noire des SUV
Il vrombit, vrombit ce bolide ! Le profil dynamique avéré, ajouté à un becquet et des jantes de 19 pouces, le quadruple sorti d’échappement plus puissant, plus rapide plus performant du segment que jamais répond dès le coup d’accélérateur brutal. Libérant ses 330 chevaux, grâce à son bloc moteur 2,0 TFSI associé à 400 Nm de couple, le Cupra Ateca démarre sur les chapeaux de roues. Loin d’être une bête de course au sens que certains portaient dans leurs jugements, ce bolide est pourtant la nouvelle bête noire des SUV compacts. Sur la piste bitumée, qui dégageait un air de défi pour cette bagnole, le Cupra Ateca se conduisait comme une voiture de course. Grace à ses quatre roues motrices, nous avons pu réaliser sur une ligne droite un 0 à 100 km/h en 5,2 secondes, et ce, avant d’achever le circuit avec 2 minutes et 30 secondes. Autant la sportivité l’emportait, autant Cupra Ateca demandait plus, y compris sur les doubles chicanes mouillées et extrêmement dangereuses. À aucun moment, nous avons l’esprit de lever le pied sur le champignon. Y compris sur la dernière ligne droite, longue de 120 mètres seulement, où nous avions atteint un pic de 197 km/h. Véritable contraction de Cup Racing, Cupra n’a fait aucun compromis pour viser haut, le Premium, avec une telle sobriété relevée par tous les médias du monde. Avec sa transmission intégrale, des freins Brembo, le Launch Control, un aérodynamisme assuré par une garde au sol de 18 centimètres et un toit planté à 1,61 mètre, un châssis abaissé de 10 mm et une suspension pilotée affermie, Cupra Ateca bouffait la route. Un véritable succès qui fait jaser tout l’Occident, tant qu’on y est. Le succès de cet essai sur cette boucle découle de la bonne position de conduite et du centre de gravité hauts perchés qui contiennent les mouvements de cette caisse, mais aussi de l’agilité et de l’équilibre du châssis étonnants qui procurent des sensations uniques sur un SUV. Au retour, en revanche, on reprend les commandes, via les quatre modes de conduite, pour une boucle de 51,4 km vers l’hôtel Sofia, en sillonnant les virages de Vilanova La Geltru et les lignes droites qui mènent vers Sant Joan De Deu. Là, en revanche, on appréciera autrement un intérieur bourré de technologies, un luxe et High-Tech au rendez-vous avec une instrumentation digitale avec affichage paramétrable, un volant sport, une caméra de stationnement à 360 degrés, un écran multimédia tactile de 8 pouces, ses badges Cupra, son tempérament plus que sex-appeal, dont la seule ambition est de placer la barre très haute. Pour une recette du premium chez un généraliste, c’est plutôt osé, quand on revisite son tableau de bord bien fini, une qualité perçue sur les matériaux et les équipements placés tant dans la boîte à gants que sur l’accoudoir central qui décline un étagement du levier de vitesse digne des véhicules F1, ajoutés aux manettes au volant, des sièges plus enveloppants, des empreintes d’Alcantara et des surpiqûres contrastantes à souhait, mais aussi des touches bien ajustées en carbone. Lors de sa présentation en Catalogne, Antonio Labato, responsable du développement de la marque, a révélé que “Cupra bénéficiera d’un espace de vente dédié chez plus de 270 concessionnaires sélectionnés dans le réseau Seat dans le monde, avec nos valeurs sur le marché du Premium, et ce, avant qu’on annonce l’arrivée, en 2021, de sept autres nouveaux modèles de la marque Cupra, et, cerise sur le gâteau, l’arrivée, en 2019, du Cupra Terramar”. Selon M. Labato, le Cupra Ateca a été testé, durant une année sur les routes de la Catalogne, avant qu’il ne soit concrétisé à l’usine de Martorell. Et si la marque vise, comme l’avait annoncé M. Labato, sept autres modèles dans moins de trois ans, il est à se demander si Cupra Ateca n’est pas déjà dans les bagages du groupe Sovac qui, à travers Sovac Production de Relizane, diversifie les gammes et les modèles et accélère la cadence de production. Pari gagné pour les Espagnols, Arnault Hacault, responsable à la division de la marque Cupra, a souligné que la croissance de Cupra pourrait, à court terme, compter sur le développement de l’usine de Sovac en Algérie.


F. B.


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