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Auto / Événement Auto

Salon automobile d’Alger

Indisponibilité des véhicules : la grande frustration des clients

L’engouement initial des visiteurs pour le Salon s’est vite traduit par de la déception. © D. R.

Le slogan “cette année, le salon est dans tout le réseau” a disparu du “jargon automobile algérien”. Pour cause, les concessionnaires n’arrivent même pas à assurer la survie de leurs succursales d’Alger. Une situation qui provoque colère et frustration chez les clients, venus des quatre coins du pays, pour repartir bredouilles.

“Cela fait six mois que j’attends des nouveautés dans le segment des berlines afin d’acquérir un véhicule et à n’importe quel prix. Après deux jours au Salon d’Alger, j’ai perdu espoir. Les nouveautés sont finalement là, mais les concessionnaires refusent de prendre les commandes. Je comprends qu’il s’agit d’un blocage qui touche toutes les marques, mais nous sommes aussi des consommateurs.” La déception de Karim est grandissante.
Cet ingénieur en pétrochimie, accompagné de son épouse, n’arrive pas à comprendre pourquoi on organise un tel salon si les ventes sont interdites sur les nouveaux modèles. “Quand bien même on m’expliquerait que les importations sont gelées par le gouvernement, on continue à importer des cure-dents, des chewing-gums, des vêtements, des parfums de luxe et toute la quincaillerie européenne et asiatique. On préfère pénaliser le consommateur sur un moyen de transport et un outil de travail. Heureusement qu’il y a la Renault Symbol algérienne pour combler ce vide. Mais il faudra aussi que l’État fasse un effort pour convaincre les banques à réduire les taux d’intérêt”, clame Ali, originaire de Tipasa. En deux jours, des milliers de visiteurs se sont rués au Palais des expositions, où se déroule le 19e Salon international de l’automobile d’Alger (SIAA-2016), dans l’espoir d’acheter une voiture. Les stands sont noirs de monde et les clients se limitent à regarder, impuissants, des modèles introduits, sur autorisation du gouvernement, juste pour l’exposition. Côté Renault Algérie, la tendance des ventes a, certes, baissé par rapport à l’année passée, mais les clients ont un minimum sur quelques modèles. À côté, au pavillon de Sovac Algérie, aucune commande n’est tolérée sur les nouveaux modèles. En revanche, chez Hyundai Motor Algérie (HMA), les ventes sont assurées sur les modèles I-10 et Accent Last Edition et les modèles du premium, comme la Sonata et le Santa-Fe. Chez Kia Algérie, seule la Picanto est disponible. Idem chez Mitsubishi qui possède un stock limité sur Mirage et le L-200 (simple et double cabine). Toyota Algérie, lui, commercialise un seul modèle également, à savoir le Verso. En revanche, Citroën décline toute la gamme, avec une disponibilité immédiate et un stock très limité.
Aussi, Peugeot Algérie offre un stock limité sur quelques modèles, dont Peugeot 208 Eclipse. Cela va sans dire, les stands des marques chinoises sont pris d’assaut par les clients à cause de la disponibilité du produit, d’autant que toutes les marques présentes n’ont pas augmenté leurs prix. On citera, entre autres, les marques Foton avec le Tunland en 4x2 et 4x4, Haima et Deng-Deng (DFM). Cette frustration est partagée par les concessionnaires automobiles présents au SIAA-2016. À l’unanimité, y compris ceux qui possèdent encore des stocks, ils ont exprimé leur désarroi et révèlent que cette situation pourrait déboucher sur une année… blanche.


F. B.


 


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ALI MEDFA3 le 20/03/2016 à 17h19

Les années passées c'était la ruée avec la "CHKARA" de billets de banques. Rares sont les honnêtes travailleurs pères de familles qui profites de ces salons pour s'acheter une voiture O combien utile,nécessaire et attendue pour la famille, "ces frustrés" (a voir votre titre )sont en majorité des BEZNASSI qui espéraient des ristournes pour augmenter leurs gains faciles,alors que les concessionnaires vendent des voitures à longueur d'année.

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