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Auto / Événement Auto

EXCLUSIF : LE FONDATEUR DE “ARGUS ALGÉRIE” À “LIBERTÉ-AUTO”

Mourad Saâdi : “Argus.dz sera lancé fin novembre”

©D. R.

Dans cet entretien exclusif accordé à Liberté-Auto, M. Saâdi, le géniteur du magazine Le mensuel de l’automobile (1998), revient sur le lancement de la cote Argus.dz, la collecte des données, l’impératif d’organiser le marché du véhicule d’occasion (VO), la valeur-ajoutée que cela pourrait générer Argus.dz pour l’écosystème automobile algérien, le Trésor public et les professionnels du secteur. Après plus de 20 ans d’expérience dans ce secteur, M. Saâdi a compris qu’il fallait passer au cap de la professionnalisation d’un segment jusqu’ici livré à l’anarchie. Entretien…

Liberté : Argus.dz compte lancer très prochainement la cote d'occasion. Qu'en est-il de ce projet et peut-on savoir à quel stade en êtes-vous ?
Mourad Saâdi :
Effectivement, nous comptons lancer la cote Argus.dz à la fin du mois de novembre. Pour ce qui est du projet en lui-même, nous avons très bien avancé puisque nous arrivons au terme de sa préparation et de son élaboration. Cela étant dit, une cote est quelque chose de vivant, en perpétuelle mutation en raison des nombreux évènements qui peuvent survenir sur un marché. Elle doit, de manière constante, coller à la réalité du marché. Son élaboration et sa mise en œuvre ne sont pas du tout une fin en soi, bien au contraire, c’est le début d’un travail quotidien pour l’enrichir et l’adapter au plus près à la réalité du marché.

La collecte des données a été sans doute une étape cruciale. Êtes-vous arrivés à cerner les multiples références du marché de l'occasion en Algérie ?
Bien évidemment que cet aspect de la cote est très important. La base de données est fondamentale, car c’est notre outil de travail. Sans référentiel, il aurait été difficile de construire une cote. Cela fait quand même plus de 17 ans que nous observons le marché de l’automobile ! Cela nous a permis de comprendre ses subtilités. Cette collecte d’information, pendant tout ce temps, nous a permis de cerner comme vous dites les références du marché de l’occasion ainsi que celles du neuf. De son côté, et à la faveur du partenariat que nous avons scellé, mon partenaire Argus France apporte son expertise et sa longue expérience dans la construction d’une cote. Je pense qu’ensemble nous allons proposer au marché algérien un outil transparent, qui va beaucoup l’aider, servant aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers.

Le marché de l'occasion recèle un fort potentiel avec 40% de véhicules dépassant les 20 ans. Est-ce que les concessionnaires automobiles sont convaincus que seul un Argus pourrait mettre fin à l'anarchie qui y sévit, d’une part, et d'autre part, ont-ils été coopératifs ?
Ce qui est important à comprendre. C’est que la cote Argus.dz à elle seule n’a pas la prétention ni la capacité de mettre fin à l’anarchie que l’on connaît sur le marché de l’occasion. Ce n’est d’ailleurs pas son rôle. La cote Argus.dz arrive sur le marché algérien pour offrir un outil qui permettra aux particuliers et aux professionnels de connaître la valeur d’un véhicule d’occasion à un instant T. Elle va certainement apporter sa contribution pour une meilleure visibilité sur le marché. À ce titre, davantage de transparence ne fera que du bien, et je me permettrais de vous rappeler que les professionnels de la distribution automobile se sont toujours plaints de l’absence d’une cote sur le marché algérien, ce qui a freiné leurs ardeurs à s’investir dans le VO. Aussi, quand je parle des professionnels, il ne s’agit pas seulement des concessionnaires ou des constructeurs ! C’est l’ensemble de cet écosystème qui peut tirer profit de l’existence d’une cote Argus.dz. Même les entreprises qui évoluent dans d’autres secteurs d’activité peuvent se servir de la cote Argus.dz pour connaître par exemple la valeur de leurs parcs roulants. Et pour mettre fin à l’anarchie qui prévaut sur le marché de l’occasion, il faut réunir plusieurs conditions : la première et la plus importante reste le cadre légal, c’est-à-dire un cahier des charges qui gérerait le marché de l’occasion. La seconde, à mon sens, réside dans une réelle volonté des acteurs du marché de s’investir dans ce métier. Car c’est un métier à part entière que de gérer le VO. Outre les investissements à consentir, il requiert une grande maîtrise dans l’estimation de la remise à niveau du véhicule. Maintenant, et pour être complet, les professionnels de l’automobile, des assurances et de la location longue durée, avec qui nous avons tenu des réunions, connaissent l’apport d’une cote et l’importance de cet outil. Ils ont d’ailleurs très bien compris notre démarche et se sont montrés enthousiastes de savoir qu’une cote Argus.dz était en préparation. Pour conforter mes dires, je vous rappellerais la tenue du premier Club Argus en février dernier, qui a vu la participation de la majorité de l’écosystème, sachant que la cote était encore en phase de préparation. C’est dire que cet écosystème a fortement exprimé, en cette occasion, une forte attente pour outil.

Comment voyez-vous l'avenir du marché de l'occasion à travers Argus Algérie ?
Dans les prochaines années, et en raison de l’impossibilité de satisfaire la demande du marché en véhicules neufs, le marché de l’occasion va continuer à prendre davantage d’importance, car il restera pendant tout ce temps la seule alternative pour le citoyen. Afin que la pression due à la forte demande du marché ne soit pas exprimée de manière négative, je pense que la structuration du marché VO sera une solution de transition en attendant que les capacités de production des usines mises en œuvre puissent atteindre un certain niveau de production qui permette d’absorber une partie de cette forte demande. Par ailleurs, l’éventuelle structuration du marché de l’occasion, outre le fait de permettre aux professionnels de retrouver un certain niveau d’activité, ouvrira les portes à l’emploi et à la création de richesses. Dans un autre registre, le client qui achèterait un véhicule d’occasion dans un réseau structuré aura l’avantage de disposer d’un contrat de garantie, un historique de son véhicule et une révision aux standards du constructeur. Enfin, le trésor public pourra profiter de nouveaux revenus qui seront générés par le marché VO à travers un spectre de taxes judicieusement élaborées selon les caractéristiques techniques des véhicules. Comme vous le voyez, l’ensemble des acteurs de ce marché tirera profit de cette structuration qui n’est pas compliquée à mettre en œuvre.

Entretien réalisé par : Farid Belgacem


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