Automobile / Événement Auto

LES ESSAIS INTERNATIONAUX SE SONT DÉROULÉS À MONACO

New Peugeot 508 et New Rifter : le summum et le nectar

Il ne restait que l’emblème du lion centré sur la calandre de cette berline et néanmoins une Sportback à la française. Le changement est radical. La New Peugeot 508 a cassé les codes, tous les codes pour s’inspirer du concept-car Exalt.
PSA également frappe les esprits avec le New Rifter qui déloge définitivement Peugeot Partner du catalogue et qui place la barre très haut au segment des Ludospaces. Pour ne pas dire, encore une fois, il casse les codes pour faire baver la concurrence. Place aux essais !

Dès notre arrivée au Cap d’Ail, surplombant la baie de Nice à partir du port mythique de Monaco, le staff du groupe PSA nous invite à jeter le “premier coup d’œil” sur la New Peugeot 508. Parquées dans tous ses coloris au jardin des Milles et Une Roses, on ne reconnaîtra guère la désormais ex-berline traditionnelle tricorps qui avait, pourtant, fait les premiers pas vers la légende. Le constat est formel : son design extérieur peut tromper les fins connaisseurs de l’automobile. Notamment à l’arrière où la New Peugeot 508 est au summum des berlines de luxe et futuristes.
Tous les codes du segment sont cassés. L’objectif pour PSA étant d’être le meilleure marque généraliste haut de gamme dans le monde, non sans insister sur le caractère de “généraliste” et d’accessibilité (à partir de 32 000 euros), bien que des versions soient dédiées au B2B en Europe.
C’est parti pour la conquête et pour “une nouvelle aventure”, pour paraphraser Nicolas Bayon, responsable de communication sur les produits à PSA, la New Peugeot 508 arrive à grande allure avec des proportions nouvelles, à savoir plus courte de 8 cm à 4,75 m et basée sur la plateforme EMP2 des 3008 et 5008. La New Peugeot 508 c’est également 3 cm plus large (1,85 m) et encore 6 cm plus basse (à 1,40 m), et ce, pour cuisiner la plus coupée à hayon automatisé du segment D. Les lignes fluides et sportives sont sublimes et caractérisées par des LED en forme de boomerang pour rafraîchir une alternative aussi dynamique, dont le cahier des charges, profondément travaillé depuis 2014, est plus que jamais rigoureux. De l’élégance, de l’expression, de l’efficience et un intérieur à couper le souffle, la New Peugeot 508 décline un coffre plus bas et un hayon automatisé qui aura valu 18 mois de recherche et de développement. Côté motorisations, le client aura droit à des blocs en essence et en diesel de 130 à 225 Ch, en boîte manuelle à 6 rapports aux EAT-8, c’est-à-dire à 8 rapports commandés par une manette centrée sur un accoudoir VIP. Le responsable du design, Gilles Vidal, se réjouit d’avoir atteint ce nouveau cap, cette synthèse et ce statut, notamment avec le recours aux différents et grands laboratoires de recherches. Les espaces sont tout simplement négociés, avec un coffre de 487 litres, extensible jusqu’à 1 537 litres. À l’essai, nous optons pour la version EAT-8 à 225 Ch (essence) sur les routes de La Bollinette, Lantosque, Plan du Var, Nice et Le Boréon. Avec une insonorisation parfaitement travaillée, cette bagnole bouffait la route ! C’est une grande routière de luxe qui assiste le conducteur avec autant d’aides à la conduite, la sécurité et la visibilité.
C’est sur les virages et les montées de la Vésuble et de la cascade de Boréon que la New Peugeot 508 déclinait ses prouesses. Elle offrait un dynamisme unique grâce aux amortisseurs McPherson à l’avant, un nouvel essieu multi-bras, un amortissement adaptatif (sport, confort, voiture, éco et programme individuel), des liaisons au sol et des pneumatiques Michelin Pilot Sport de 19 pouces. On ressentira les mêmes sensations sur la version 2,0l Blue-HDi automatique à 180 Ch sur les routes de Monte-Carlo et de La Colmiane.
On notera, en revanche, l’offre uniforme et généralisée sur ces versions du petit volant et de l’i-Cockpit, la climatisation automatique, le démarrage sans clé, régulateur de vitesse, Stop and Start, radio et écran tactile de 8 pouces pour le système multimédia ou encore le hayon électrique.

Partner part, Rifter arrive !
Fini le Partner, place à Peugeot Rifter, la marque au lion veut faire rêver. Rien que ça ! D’autant que le Ludospace, avec 1,5 million d’unités vendus en 22 ans, le Peugeot Partner a fait ses preuves au plan commercial et a bien cartonné aux quatre coins du monde. Là aussi, Peugeot casse les codes et change tout, y compris le nom: Rifter. Un véhicule à loisirs aménagé pour accueillir les familles, avec 5 et 7 places.
De loin, le Rifter donne l’impression de reprendre l’architecture du Partner mais les lignes cubiques, la porte latérale, la garde au sol (+3 cm), les espaces de rangement, les finitions et la qualité perçues font du Rifter un véhicule radicalement opposé au Partner. Plus robuste, plus raffiné, plus spacieux et déclinant un design très rafraîchi, le Rifter affiche une calandre hexagonale où trône le lion au centre, des optiques nouvelles et une partie inférieure marquée par une encoche, mais surtout deux bottes secrètes et des protections en plastique brut qui habille ses boucliers, ses passages de roues et la partie inférieure de ses portes.
Du coup, Peugeot préfère évoquer un SUV qu’un Ludospace ! À l’intérieur, on retrouvera les mêmes préceptes, dont l’i-Cockpit, un petit volant, un écran tactile de 8 pouces, l’affichage tête haute, des rangements jusqu’à 186 litres (on regrette l’absence d’une boîte à gants réfrigérée !), une console centrale, le toit Zénith, deux grandes boîtes à gants, dont la supérieure prend la place de l’airbag passager qui se déploie désormais depuis le pavillon, même si on regrette l’absence d’une boîte à gants réfrigérée pour un véhicule de trajets et de loisir ! Avec deux sièges avant et trois sièges arrière indépendants, on constate une grande assistance et un confort inégalé. Côté espace, et dans sa configuration 5 places, le Rifter dispose de 775 litres, mais atteint, en rabattant les sièges arrière, 4 000 litres. Au plan des blocs moteurs, le choix est déchirant et le Rifter embarque des motorisations allant de 75 à 130 Ch, en diesel, et un seul bloc essence, à savoir le 1,2l Pure-Tech à 110 Ch.
La gourmandise sochalienne ne s’arrête pas là puisque on a eu droit à deux finitions haut de gamme, Allure et GT Line et qui peuvent recevoir le 1,5l Blue-HDi à 130 Ch, avec autant d’équipements souhaités, comme le radar de recul, la clim bizone, le Mirror Screen, des jantes alliage 17 pouces, la clé mains libres, toit Zénith et GPS. Aux essais, les sensations sont plutôt très fortes, notamment sur le modèle 1,5l Blue-HDi à 130 Ch qui décline un haut niveau de puissance inédit dans ce segment, et ce, contrairement au modèle 1,2l Pure-Tech à 110 Ch qui, malgré son agrément de conduite répond moins fort aux pics d’accélération lors des reprises. Il faudra s’y habituer.
Durant les essais sur les axes de Monte-Carlo, le Port-Lympia, en passant par Eze, la Turbie et les villages perchées sur l’axe routier de Saint-Exupéry, le New Rifter, notamment dans sa version 1,5l Blue-HDi à 130 Ch, déclinait une rare efficience, une tenue de route irréprochable et un confort tant souhaité par les clients, notamment par les familles. En somme, un nectar très recherché par les ingénieurs de PSA pour marquer un retour plutôt offensif dans un segment très disputé y compris en Algérie où les attentes se font ressentir davantage…


F. B.