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Automobile / Événement Auto

APRÈS LES JOURNÉES TECHNIQUES ORGANISÉES À ALGER

Sous-traitance automobile : la colère des équipementiers locaux

Le fameux répertoire incluant seulement 121 sous-traitants et distribué aux 500 participants a fait beaucoup de mécontents. Décryptage d’une rencontre pas comme les autres.

Les Journées techniques sur la sous-traitance véhicule (JTSV), tenues les 5 et 6 mars à Alger, ont montré les limites de l’industrie automobile naissante en Algérie, caractérisée par un manque de proximité entre constructeurs et les sous-traitants, dont le rapprochement et l’échange incontournable pour augmenter le taux d’intégration et contribuer efficacement au développement de cette activité. “Qu’ils nous le disent directement que nous ne sommes pas capables de développer des équipements ! Nous avons tout compris durant ces deux journées, sauf l’exclusion des équipementiers locaux qui fabriquent des pièces, des sièges, des batteries, des autoradios, des équipements technologiques et autres matières en plastique et verre”, a affirmé un opérateur, contacté par nos soins. Notre interlocuteur, visiblement en colère et désemparé, estimé que “ces journées devaient être salvatrices pour tout le monde. Aujourd’hui, nos partenaires étrangers, avec lesquels nous avons signé des engagements, s’interrogent sur l’intérêt de venir s’installer en Algérie alors que nous les avons convaincus de venir en leur garantissant le cadre et l’environnement pour s’y installer, produire et exporter”.
D’autres professionnels déplorent “le manque de communication avec les constructeurs”. C’est le cas de cet opérateur privé spécialisé dans la production de panneaux en composite utilisés dans l’industrie automobile, aéronautique et navale. “Ce n’est pas normal que des sociétés de montage continuent d’importer le même type de produits qu’il fabrique depuis plusieurs années à des prix compétitifs et en quantité suffisante.” De son côté, la présidente de l’Union professionnelle de l’industrie automobile et mécanique (Upiam), Latifa Turki Liot, a relevé “le manque d’informations qui constitue souvent une entrave au développement du tissu industriel, dont la filière de la sous-traitance automobile. Le plus important est de comprendre le positionnement de l’Algérie à l’échelle régionale, alors qu’il ne faut pas perdre de vue l’émergence, aujourd’hui, de deux plateformes opérationnelles de délocalisation pour les opérateurs étrangers, qui sont le Maroc et la Tunisie”.
Pour cette responsable, il est plus que jamais impératif pour que le gouvernement réfléchisse à une stratégie pluriannuelle qui tienne compte de la position de l’Algérie à l’échelle régionale, continentale et internationale.
Du coup, il est nécessaire à la fois de mobiliser les équipementiers de premier rang et de travailler sur le moyen et long termes pour mettre en place un système de contrat de filière automobile, à l’instar de ce qui se fait à travers le monde. “Ce type de contrat devrait regrouper le gouvernement, les donneurs d’ordre et les sous-traitants pour décider ensemble des actions à entreprendre et les moyens pour y parvenir, et ce, sans omettre de mettre en place des indicateurs industriels”, a encore révélé Mme Liot.
Un autre opérateur estime que “le gouvernement devra protéger les équipementiers locaux qui se sont engagés avec leurs partenaires, d’autant qu’ils ont investi des sommes colossales et ont créé des emplois. Il n’est pas normal que le répertoire distribué aux 500 participants n’inclue que 121 sous-traitants ! La SNVI, à elle seule, compte 288 sous-traitants”. “Pourquoi cette exclusion alors que nous avons répondu présent à tous les évènements et nous avons répondu aux exigences du gouvernement ?”, s’interroge notre interlocuteur. En attendant la promulgation du cahier des charges régissant la fabrication de la pièce de rechange et des équipements automobiles, les sous-traitants locaux retiennent leur souffle…


F. B.


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