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A la une / Événement

Événement

Ibn Badis ne serait pas le fondateur de l’Association des oulémas

Alors que l’Algérie célèbre la journée nationale du savoir, en ce 16 avril, une date liée au décès de Abdelhamid Ibn Badis (16 avril 1940), connu pour avoir fondé l’association des oulémas musulmans en 19931. D’après Ahmed Taoufik El Madani, il ne serait pas le fondateur de l’association des oulémas musulmans, ni même El Bachir El Ibrahimi et M’barek El Mili. Une information de taille, passée inaperçue de ceux qui n’ont pas lus « Une vie de combat », de Mohamed Taoufik El Madani, édité par Dar El Bassaier, Alger en 2008. Dans le tome 2 de cet ouvrage, écrit en arabe, l’auteur retrace une période assez mouvementée, elle suit son expulsion de son pays d’accueil la Tunisie en 1925, et précède l’année de la révolution algérienne, 1954.

Ahmed Taoufik El Madani, est né le 1er novembre 1898 à Tunis, de parents algériens, et décédé le 18 octobre 1983 à Alger. Il fut un historien et homme politique algérien, et il était connu aussi pour avoir participé à la création de l’association des oulémas musulmans. Dans son livre on peut lire que cette association est le fruit du génie de quatre personnes « nous étions quatre, pas un cinquième avec nous ». Les trois « glorieux » comme les a appelé Ahmed Taoufik El Madani étaient Cheikh Mohamed El Assimi, « un savant, homme de lettres, cultivé, multigenre, qui s’adapte avec n’importe quelle communauté ». Le deuxième était « Monsieur Omar Ismail, il était populaire, intelligent, ambitieux, il n’avait pas beaucoup d’informations mais beaucoup d’idées, un travailleur. On dit de lui qu’il est devenu riche pendant la première guerre mondiale, d’un commerce que l’on connait pas sa provenance ». Pour le troisième c’est Mohamed Ababssa « il est de Biskra, un poète qui maitrise la langue arabe avec son dialecte local, c’était un grand réconciliateur, connu pour son hyperactivité, enthousiaste, son enthousiasme le pénétrait dans des dédales ».

D’après l’auteur du livre ces quatre hommes se sont mis d’accord, autour d’un thé sucré, pour la concrétisation d’une association qui rassemble les savants musulmans algériens en Algérie. « El Assimi a dit, pourquoi ne pas l’appeler « association des oulémas musulmans algériens », delà fut l’appellation. Quant à Omar Ismail, il avait proposé d’« offrir 1000 franc (plus de 1000 dinar algérien), comme cadeau à celui qui réalise le projet de création de l’association ».

« J’avais dit à El Assimi : alors écris à Echihab et mets les au courant du sujet, annonce leur aussi le prix de 1000 franc, et renforce les déterminations », indique Ahmad Taoufik El Madani dans son livre. L’idée a été bien accueillie par les savants algériens, « nous avons reçu de nombreuses lettre des oulemas, et des élèves qui demandaient plus d’éclaircissement sur le sujet, que le grand Ibn Badis nous les a transférés » ajoute l’auteur.

Ibn Badis a été désigné par la suite président de cette association. Une précision qui s’impose. L’auteur affirme également, dans ce même livre, qu’Abdelhamid Ibn Badis avait refusé d’être à la tête de cette association en raison de considérations personnelles. Mais après avoir instance, « contraint, il avait accepté ».

Les vérités sont en fin de compte sous nos mains, il suffit juste de les chercher.

I.A