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A la une / Événement

Laurent Blanc

“Je ne serai pas le Père Fouettard”

Le nouveau sélectionneur de l'équipe de France, Laurent Blanc, “choqué” par la grève de l'entraînement des joueurs lors du Mondial, a toutefois réfuté, mardi, toute idée de sanction contre les meneurs, expliquant qu'il n'entendait pas devenir le Père Fouettard des Bleus.
 
Faut-il écarter certains joueurs après la crise des Bleus au Mondial 2010 ? 
Ce qui m'a le plus choqué et déçu, c'est le comportement du groupe lors du seul entraînement ouvert aux médias à 48 heures d'un troisième match contre  l'Afrique du Sud. Les responsables de cette décision, réfléchie mais mal réfléchie, sont nombreux. Les joueurs ont leur part de responsabilité, mais ce n'est pas à moi de dire s'il y aura des sanctions. Je ne suis pas devenu sélectionneur pour être le père Fouettard de l'équipe de France. Mon problème, c'est de faire la meilleure équipe avec les meilleurs joueurs possibles et d'essayer de leur inculquer le meilleur état d'esprit. Je serai jugé sur les résultats, et pour avoir les meilleurs résultats, il faut que j'aie la meilleure équipe. J'espère que l'équipe de France va redevenir un critère de choix pour les jeunes joueurs.
 
Comment allez-vous vous faire une opinion personnelle sur ce qui s’est passé en Afrique du Sud ?
Très peu de personnes peuvent relater ce qui s'est exactement passé. J'en connais quelques-uns et je sais qu'ils me diront vraiment ce qui s'est passé. Mais comment on veut fonctionner ? On veut faire table rase du passé et repartir avec de nouveaux joueurs ? On peut le faire, mais vous serez les premiers à dire que l'équipe de France est mauvaise. Cela ne me suffira pas non plus, car je suis devenu sélectionneur, comme j'étais devenu entraîneur de Bordeaux, pour gagner. On aurait pu penser qu'après la Coupe du monde, un
nouveau sélectionneur aurait pu s'appuyer sur un noyau de joueurs. Mais après ce qui s'est passé, le noyau, ce n'est même pas le pépin d'un melon (rires). Mon travail sera de trouver un noyau fort au niveau sportif et au niveau de l'état d'esprit.
 
Si la Fédération française de football ne prend pas de sanctions, est-ce que des joueurs comme Evra, Ribéry ou Abidal seront en Norvège le 11 août pour votre premier match avec les Bleus ? 
Si je considère qu'ils sont les meilleurs à leur poste, oui. Mais peut-être que dans les choix, il y aura des sanctions sportives, et que des joueurs présents en Afrique du Sud ne seront pas dans ma liste, parce que ce ne seront pas les meilleurs à leur poste.
 
Avez-vous choisi votre  capitaine ? 
Non. Je n'ai pas d'éléments pour avoir un choix définitif. Il est très possible que pour les matches à venir, le capitaine change à chaque match.
 
Allez-vous passer un contrat moral avec vos joueurs ? 
Il faut que les joueurs soient irréprochables. Il faut trouver un noyau de joueurs ayant une certaine expérience. À Knysna (le camp de base des Bleus en Afrique du Sud), les leaders ou le leader ont eu une responsabilité qu'il faudra assumer. Ils ont voulu faire passer et préserver l'intérêt d'un joueur avant celui du collectif. Il faut faire le contraire.