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A la une / Événement

Événement

La pression sur les joueurs ? Quelle pression ?

Alex Ferguson, l'entraîneur de Manchester United, est certain que la pression a écrasé Wayne Rooney, qui a raté son Mondial : une donnée en revanche parfaitement absorbée par les jeunes pousses de la Mannschaft et les stars des Pays-Bas et de l'Espagne. Wayne Rooney, Franck Ribéry ou Lionel Messi ont quitté le Mondial sans marquer un seul but, Cristiano Ronaldo et Didier Drogba sont partis avec une toute petite réalisation. Pour Rooney, Sir Alex l'affirme : “Wayne allait être LA star, il allait faire oublier Lionel Messi, Cristiano Ronaldo... ça allait être le prélude de quelque chose d'énorme. Il y avait une telle attente autour de lui...” “Et il n'avait pas vraiment une grande expérience de la Coupe du monde”, a ajouté son coach à Manchester United dans la presse anglaise. Mais que dire de Mesut Özil, 21 ans, maître à jouer de l'équipe d'Allemagne et qui suscite déjà les convoitises des plus gros clubs européens ? L’attente médiatique en Allemagne Autour de ce jeune joueur d'origine turque n'avait sans doute rien à voir avec ce qu'a connu Rooney en Angleterre. Mais tout de même : Horst Hrubesch l'a très vite appelé “le Messi allemand” et la presse populaire allemande a fait ses choux gras de sa liaison avec la sœur d'une chanteuse de variétés. Pour quelqu'un qui présentait seulement 9 sélections à son arrivée en Afrique du Sud, cela fait beaucoup. Les mêmes constats pourraient être dressés pour Thomas Müller, 20 ans, qui possède le même patronyme que Gerd Müller, le “Bomber” aux 14 buts en Coupe du monde. Les Allemands ont bluffé Ferguson : “C'est assez incroyable, ils sont préparés mentalement, avec une telle foi en eux, et ça les emmène loin.”
Pour le coach de ManU, la mentalité allemande se résume à une certitude : “Nous sommes toujours en demi-finale.” La jeune Mannschaft aurait donc dû penser un peu plus à la finale. Peut-être n'aurait-elle alors pas été tétanisée face à l'Espagne en demi-finale (1-0) ? Le boss de United avance aussi l'explication du calendrier : “Les Allemands ont un mois de repos en janvier, ça doit aider. Tous les joueurs anglais jouent en Premier League et cette pause hivernale leur a manqué.” Les raisons du fiasco Cristiano Ronaldo sont peut-être différentes. Mais le constat est terrible. Transféré pour 94 millions d'euros au Real Madrid l'été dernier, il a inscrit 33 buts cette saison sous le maillot “merengue”, contre un seul sous celui de la Selecçao, face aux plus que modestes Nord-Coréens. Dans son cas, un ego surdimensionné est au banc des accusés. C'est sans doute le sens profond de cette petite phrase de son sélectionneur Carlos Queiroz : “Le Portugal a besoin de Ronaldo, mais Ronaldo a besoin de l'équipe nationale.” La pression a sans doute épargné David Villa, peu exposé à Valence avant de  s'engager pour le Barça. Les projecteurs espagnols restaient braqués sur Fernando Torres, le “kid” de Liverpool, dont les bilans médicaux ont été examinés à la loupe au fil de ses pépins physiques cette saison. Mais Xavi et Iniesta aussi étaient eux attendus, et ils n'ont pas tremblé. La pression, Wesley Sneijder ne connaît pas non plus.
À 26 ans, il réalise un grand tournoi, dans la lignée d'un triplé Ligue des champions-championnat-Coupe d'Italie avec l'Inter Milan. Le fait d'avoir été jeté comme un malpropre du Real à l'été 2009 a sans doute permis à ce teigneux, pur produit de l'Ajax académie, de durcir un peu plus sa carapace. En comparaison, les parcours de Rooney et de Ronaldo ressemblent à ceux d'enfants trop gâtés.