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A la une / Événement

Événement

Le but refusé à Lampard va relancer le débat sur la vidéo

Le but injustement refusé à Franck Lampard, lors des 8es de finale du Mondial 2010 entre l’Allemagne et l’Angleterre (4-1), dimanche, va inévitablement relancer le débat récurrent sur l’arbitrage vidéo auquel s’opposent l’international Board et la Fifa. L’arbitre uruguayen Jorge Larrionda n’a pas accordé le but à Lampard, alors que les ralentis télévisés montrent clairement que le ballon avait franchi la ligne de but à la 38e minute du match. Cette erreur constitue un élément supplémentaire dans le débat, près de huit mois après la fameuse main de Thierry Henry, à l’origine du but de la qualification française pour le Mondial, le 18 novembre 2009, lors d’un match de barrage face à l’Eire (1-1 a.p.). Fera-t-elle vaciller la Fifa et surtout l’Ifab (l’International Football Association Board, qui régit les lois du jeu), arc-boutées sur leur refus de toute assistance par la vidéo et que même ce scandale planétaire n’avait pas fait bouger ? Rien n’est moins sûr. Le 6 mars, la planète football avait cru voir enfin une évolution, le Board ayant accepté pour la première fois de mettre à l’ordre du jour de son assemblée générale l’assistance technologique à l’arbitre. Mais la sentence fut sans appel : après s’être fait présenter à Zurich, au siège de la Fifa, deux technologies d’assistance vidéo à l’arbitrage sur la ligne de but, l’Ifab avait décidé de ne pas les intégrer à son règlement et aux lois du jeu.
Dans un entretien à l’AFP en décembre 2009, Michel Platini, président de l’UEFA, n’avait pas hésité à dire que l’arbitrage sous sa forme actuelle était “mort”. Mais l’ancien meneur de jeu des Bleus a toujours été hostile à l’introduction de la vidéo, militant plutôt pour l’arbitrage à cinq, son cheval de bataille, introduit en Europa League cette saison. Le 18 mai, le Board a ainsi autorisé l’extension de l’arbitrage à cinq. Du coup, l’UEFA a décidé de l’introduire dès la saison prochaine en Ligue des champions, puis à l’Euro-2012 (qualifications comprises). L’arbitrage vidéo attendra. Le secrétaire général de la Fifa Jérôme Valcke a d’ailleurs répété, samedi, que la Fédération internationale envisageait l’introduction de l’arbitrage à cinq mais pas de la vidéo. Comparé au football, le rugby fait figure d’avant-gardiste. Depuis 2001, d’abord dans le tournoi des six nations puis progressivement dans les autres compétitions, l’arbitre a la possibilité de demander l’appui de la vidéo sur des phases de jeu bien précises (essai, faute dans les 5 mètres précédant l’en-but). Le tennis a également franchi le pas en 2006 avec le “hawk-eye”, un système de vidéo-assistance (deux ou trois recours possibles par set)