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A la une / Événement

Equipe nationale de football

Les grands chantiers qui attendent le nouvel entraîneur

La Coupe du monde est finie pour l’Algérie, l’heure est au bilan et aux enseignements d’une participation que certains estiment honorable au moment où d’autres voix parlent d’un véritable “gâchis” eu égard aux grandes potentialités que recèlent les Verts. Cependant, l’heure n’est certainement pas aux lamentations. Il faudra, sans doute, tourner la page pour mieux préparer l’avenir afin que l’Algérie reparte vite sur des bases saines et surtout éviter qu’elle ne subisse une nouvelle traversée du désert de vingt-quatre ans. L’urgence est donc de nommer un nouvel entraîneur national qui puisse redonner une âme à cette équipe. Pendant le temps que le président de la FAF, M. Mohamed Raouraoua, profite de son séjour prolongé en Afrique du sud en raison de ses obligations à la Fifa pour dénicher l’oiseau rare, il est utile de rappeler les grands chantiers qui attendent le futur sélectionneur national. À commencer par le rétablissement de l’autorité au sein de cette équipe, ou ceux qu’on appelle communément les cadres qui font la pluie et le beau temps au point de s’offrir même le luxe de donner un avis sur le maintien ou non de Saâdane. En l’absence d’une vraie autorité au sein de l’équipe en raison de la passivité d’un Saâdane qui a fini par perdre carrément le contrôle du groupe, l’image du staff technique a été souillée et galvaudée. À telle enseigne qu’un joueur comme Saïfi impose son diktat contre les USA et force Saâdane à changer son plan. Loin de toute langue de bois, le jeune prodige Boudebbouze a lâché dans la presse française des révélations étonnantes. “Le sélectionneur Rabah Saâdane m’avait dit, mardi, que j’allais débuter la rencontre de mercredi contre les États-Unis. Le jour du match, je me retrouve sur le banc”, a révélé Boudebbouze dans une interview au journal l’Alsace. “Je n’ai pas compris parce que j’étais persuadé que je serai titulaire”, a-t-il poursuivi, en n’hésitant pas à critiquer le sélectionneur national Rabah Saâdane qui a joué la prudence au lieu de l’attaque pour tenter de chercher la victoire qui aurait pu propulser les verts en 8e de finale du mondial.
Rétablir l’autorité
du coach
“Le pire, c’est qu’au lieu de me faire finalement entrer en jeu alors que le score était toujours 0 à 0 et qu’on devait absolument gagner pour se qualifier, il fait entrer un milieu défensif. J’étais dégoûté, surtout qu’au final, on a quand même perdu 1 à 0.” Boudebbouze insinue clairement que le jeu de coulisses a fait son effet, avant et après le match. De retour de l’Afrique du sud, les langues se délient. Les joueurs qui n’ont pas été tellement utilisés par Saâdane lui ont mené la vie dure au point d’être à l’origine de dissensions graves. Certains se seraient même rendus coupables de faits graves en pleine compétition comme les escapades nocturnes. Un joueur qui a préféré garder l’anonymat nous dira en substance : “Le moins qu’on puisse dire est que certains joueurs décident de la composante de l’équipe le jour du match. Ils ont une telle influence sur Saâdane qu’il est obligé de les écouter, et ce n’est pas pour rien qu’aujourd’hui, vous entendez ces mêmes joueurs exiger le maintien de Saâdane. Ils savent très bien ce qu’ils font. Ce sont, en fait, des barons. Ils l’ont, du reste, fait aussi au moment du départ de l’ancien coach national Jean-Michel Cavalli.” Sans commentaire ! Ce même joueur ajoutera que “l’EN est gangrenée par une mentalité de barons où les nouveaux et ceux qui préfèrent rester neutres sont vite isolés”. Le nouveau coach aura aussi la lourde tâche de casser le clivage locaux-pros. “Il n’est pas admissible dans une sélection nationale que les locaux ou anciens locaux s’entraînent dans un coin et les pros dans l’autre. Il suffit d’assister à une séance d’entraînement pour se rendre compte de cet état de fait.” Il est vrai qu’un tel constat a été déjà fait par la presse sans que cela n’émeuve Saâdane.

Doter les verts d’un
projet de jeu
La seconde mission qui attend le futur patron des verts, c’est de les doter d’un véritable projet de jeu. Sur ce qu’on a vu lors de ce mondial, les verts ont surtout péché de ce côté. L’assise défensive qu’a réussie Saâdane à mettre en place n’a pas été utilisée pour construire un plan de jeu capable de partir de l’avant. Là aussi, les propos de Boudebbouze sont révélateurs. “Ça m’a énervé sur le coup, parce que si l’on est venus en Afrique du Sud juste pour ne pas être ridicules et jouer le 0-0 à chaque match, ce n’était pas la peine de faire le déplacement.” Il a suffi finalement de quelques jours au nouveau capé des verts, Boudebbouze, pour comprendre la philosophie de Saâdane. Le nouveau sélectionneur doit vite réconcilier l’EN avec son jeu tourné vers l’offensive. Il n’est pas normal que le Ghana puisse avoir les moyens de battre les USA et pas nous. Du point de vue valeurs intrinsèques, l’Algérie possède en Boudebbouze, Yebda, Lacen, Ziani, Matmour, Bougherra, Belhadj, Antar Yahia, M’bolhi et autres Halliche. Des talents qui n’ont rien à envier aux Ghanéens Kingson, Paintsil, Mensah, Sarpei, Annan, Inkoom, Asamoah, Boateng et autres Ayew. La seule différence est que le coach serbe, Milovan Rajevac, a su exploiter ces talents pour mettre en place un jeu collectif chatoyant.
Avec une fédération stable et tout un peuple derrière cette sélection nationale, la tâche du futur patron des verts ne peut être du reste qu’aisée. cette sélection nationale a vraiment tout pour réussir, à condition de ne pas se tromper sur le choix du coach.