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A la une / Événement

Les hollandais éliminent le Brésil 2 à 1

Les Pays-Bas dans la peau du favori

Coup de tonnerre sur le Mondial 2010 : le Brésil, grandissime favori, a été éliminé dès les quarts de finale, comme en 2006, victime d’une défense catastrophique et d’une grande nervosité face aux Pays-Bas, portés par un Wesley Sneijder décisif et vainqueur (2-1) à Port-Elizabeth.
Avec ses cinq titres mondiaux et son statut d’équipe n°1 au classement de la Fifa, le Brésil quitte le Mondial sur un nouvel échec qui devrait coûter sa place au sélectionneur Dunga, dont le style défensif n’a cessé d’être brocardé en dépit de ses victoires lors de la Copa America (2007) et de la Coupe des Confédérations (2009).
Comme en 2006, quand ils avaient été éliminés par la France (0-1), les Auriverde, titrés pour la dernière fois en 2002, ont échoué aux portes du dernier carré, torturés par leur défense et un évident manque de réalisme.
Alors qu’ils avaient semblé supérieurs à leur adversaire durant les 53 premières minutes, Robinho et les siens ont presque offert la qualification aux hommes de Bert van Marwijk.
Pour les Néerlandais, la voie semble désormais royale vers la finale du 11 juillet à Johannesburg puisqu’en demi-finale ils seront opposés au vainqueur de Ghana-Uruguay, soit un adversaire d’un calibre théoriquement inférieur à celui du Brésil.
Pourtant, les Oranje, confrontés à la blessure de l’arrière-central Joris Mathijsen durant l’échauffement, ont rencontré de grosses difficultés en début de match. Un imprévu qui a perturbé l’organisation de la défense qui n’avait pas besoin de ce coup dur avant d’affronter Kaka et les siens.
Blessé au genou droit, Mathijsen a ainsi vu son suppléant, André Ooijer, éprouver les pires difficultés à entrer dans le match. Dès la 10e minute, le vétéran (35 ans) du PSV Eindhoven s’est rendu coupable d’une erreur de placement sur le but brésilien, en couvrant Robinho magnifiquement lancé par une ouverture aussi lumineuse que tranchante de Felipe Melo.
Mis en confiance par ce but rapidement tombé, les Brésiliens se faisaient alors plaisir, en offrant un spectacle... stérile. Car malgré plusieurs occasions, ils oubliaient de concrétiser. Avant de remettre leurs adversaires en selle sur deux grossières erreurs de défense, d’abord sur un centre de Wesley Sneijder, le gardien Julio Cesar et son défenseur Felipe Melo oubliaient de se parler, ce dernier déviant le ballon dans ses propres buts (1-1, 53’). Une aubaine pour des Néerlandais jusque-là inoffensifs mais qui trouvaient dans ce coup de pouce des ressources pour prendre l’avantage.
Sur un corner tiré par Robben, Kuyt prolongeait vers Sneijder qui plaçait un coup de tête victorieux, profitant au passage de la passivité de Julio Cesar (2-1, 68’). Nerveux depuis le début du Mondial, les Brésiliens ont alors perdu ce qui leur restait de sang-froid.
Un manque de maîtrise illustré par Felipe Melo, logiquement exclu pour s’être essuyé les crampons sur la cuisse gauche de Robben (73’).
Réduits à dix à l’entrée du dernier quart d’heure, les Brésiliens n’ont jamais trouvé la solution face à la défense Oranje. Absent du dernier carré d’un Mondial depuis 1998 quand ils avaient été sortis par le Brésil, les Pays-Bas tenaient leur revanche. Et ils rêvent désormais de faire mieux qu’en 1974 et 1978 quand la génération du “football total” avait atteint la finale à deux reprises sans jamais la remporter.