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FLASH
  • Ligue1 (matchs disputés samedi): CRBT 1-1 NAHD; OM 2-0 JSS; CRB 0-0 CSC; USB 2-2 MCO; USMBA 0-1 PAC; MCA 2-0 JSK
  • Demi-finale retour de la ligue des champions africains: WAC 3-1 USMA (0-0 à l'aller)
  • Buts du WAC:El Karti (26′), Bencharki (54′ et 90'+3). Le but de l'USMA a été inscrit par Abdelaoui (67′)
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Économie / Finances

Finances

Entre loi et réalité

Les conditions qui régissent l’adoption en Algérie sont régentées par une batterie de lois assez rigides et réconfortantes, car faites pour le bien de l’enfant.
Or, sur le terrain, la réalité est tout autre. Ayant été à la rencontre de quelques couples qui ont adopté des bébés, nous sommes restés un peu sceptiques quant au respect des conditions. Et justement, des questions s’imposent d’elles-mêmes au regard des témoignages qui suivent. M. L. est une jeune femme au foyer qui s’occupe des ses vieux parents chez qui elle habite avec son mari depuis leur mariage, il y a trois ans. Le couple n’a pas eu de mal à adopter une adorable petite fille, un bébé de quelques mois. Le mari travaille à ses heures perdues. La jeune femme n’est pas en très bonne santé, sujette à des crises de nerfs, des troubles de comportement qui la poussent, dira-t-elle, “à fumer énormément et à prendre des tranquillisants”. Le couple n’a pas d’appartement. “J’habite chez les vieux, mais le week-end, ce sont tous mes frères et sœurs qui débarquent avec leurs enfants”, nous dit M. L.
Pratiquement sans ressources, le couple vit grâce à des aides. “c’est grâce à ma famille que je peux acheter du lait et des couches pour le bébé”, poursuit la jeune femme, qui avoue piquer des crises de nerfs en se retournant contre sa fille. “Je la menace de la rendre à l’assistance. Parfois, j’ai vraiment envie de le faire.” M. L. a recueilli la petite voilà plus d’une année et à aucun moment, les services concernés ne sont venus s’enquérir de l’état du bébé. L’autre témoignage est celui de B. F. qui vit dans une ville de l’intérieur du pays.  La femme a largement dépassé la cinquantaine. Elle est atteinte de diabète, hypertendue suite à son poids (obésité) et vit avec un mari âgé de soixante ans. Ce couple n’a eu pourtant aucun mal à adopter un bébé d’une vingtaine de jours à peine.  Le hic est que la mère ne peut s’occuper toute seule du bébé, souvent hospitalisée, et c’est sa fille qui le fait à sa place. Les exemples abondent dans ce sens, alors que la loi est stricte : les couples doivent être en bonne santé et ne doivent en aucun cas dépasser un certain âge. Quant au revenu mensuel et au lieu de résidence, ceux-ci doivent être adéquats. Est-ce le cas dans ces deux témoignages ?

N. B.