Scroll To Top
FLASH
  • Demi-finale retour de la ligue des champions africains: WAC 3-1 USMA (0-0 à l'aller)
  • Buts du WAC:El Karti (26′), Bencharki (54′ et 90'+3). Le but de l'USMA a été inscrit par Abdelaoui (67′)
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Économie / Finances

JEUNESSE

Le syndrome du baccalauréat

Le rêve des parents est de voir leurs enfants réussir dans leurs études pour occuper, plus tard, des positions enviables sur l’échelle sociale : devenir médecin, avocat, architecte…
Et le vœu des enfants consiste à réaliser le rêve de leurs parents.

Mais pour cela, il faut contourner les obstacles, à savoir l’examen du baccalauréat, le plus important, le plus appréhendé par tous les lycéens, un examen que ces derniers considèrent comme étant leur bête noire. "Il s’agit, dit Redouane, un jeune étudiant à la faculté de droit qui a obtenu l’année dernière son baccalauréat, d’un obstacle, un véritable obstacle, brisant les rêves, annihilant les ambitions. Car j’ai des amis qui n’ont pas eu leur bac et ils n’ont pas eu le courage de le repasser. Ils ont préféré faire une formation que de renouveler l’expérience, une expérience qu’ils jugent douloureuse.”
Pourtant, en majorité les lycéens tiennent à leur bac. Zoheir, qui passera en septembre son baccalauréat, répond : “D’abord, c’est pour aller à l’université, et je crois que c’est le cas pour tout le monde. Le bac représente pour moi un passeport pour l’avenir, une clé qui permet d’ouvrir les portes de l’université, d’exercer le métier dont chacun rêve. Sans l’obtention de ce certificat, je crois que nos rêves de lycéen ne seront jamais réalisés.”
C’est-à-dire ? lui a-t-on demandé. “Personnellement, même si je n’ai pas mon bac, je pourrais faire d’autres études dans des écoles de formation privées, comme le marketing, le management, l’infographie…, mais je ne pourrais pas faire ce dont j’ai toujours rêvé de faire : des études en agronomie.”  Feriel intervient en disant : “Vouloir obtenir le bac, c’est pour moi-même, mais je veux aussi l’avoir pour faire surtout plaisir à ma mère. Ma mère voulait devenir enseignante de langue française. C’était son rêve le plus cher.”  Malheureusement, ce rêve n’a pu aboutir parce qu’on lui a fait arrêter  ses études pour la marier l’année de son baccalauréat. Donc moi, en ayant mon bac, c’est comme si ma mère l’aurait eu.”
D’autres jeunes lycéens et lycéennes aspirent à avoir leur baccalauréat pratiquement pour la même raison : espérer faire le métier dont ils rêvent. Le sentiment, voire l’espoir et l’ambition de vouloir obtenir le baccalauréat, se traduit en une véritable obsession à tel point que les candidats s’y consacrent entièrement : étudier jusqu’au petit matin, ne plus sortir, ne plus manger, renoncer à leurs habitudes… Aussi, cette obsession finit par perturber leur état psychologique, par changer quelque chose en eux. Lamia, aujourd’hui chirurgienne en médecine dentaire, se rappelle de ces moments qui, pour elle, étaient douloureux. "Le bac était pour moi une épreuve douloureuse, c’était une obsession qui me hantait jour et nuit. Je passais des nuits blanches, je dormais peu, je ne mangeais pas, je ne sortais plus. Je ne faisais qu’étudier. Je ne pensais qu’au baccalauréat. J’étais très angoissée… jusqu’au jour où j’ai fait une crise de nerfs. J’ai une amie qui a fait une hypertension et qui a été hospitalisée en urgence.”  Le bac reste un obstacle, donc une obsession générant mille espoirs mais aussi mille désillusions. Certains l’auront, d’autres non. Plusieur questions s’imposent : "Est-ce que c’est nécessaire de l’avoir ? Est-ce qu’il représente vraiment l’avenir du lycéen ?  N’y a-t-il pas d’autres moyens pour réussir dans la société ? "

I. Y.