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Économie / Finances

Colloque à Oran

L'enfance et les catastrophes naturelles

Tel était le thème d'une journée  d'études a Oran. Une rencontre-débat organisée ce dimanche au CRIDISSH à Oran, sur le thème " l'enfance et les  catastrophes naturelles ".
Ce sujet aussi pertinent eu égard au violent séisme qui a  frappé le 21 mai dernier Alger et de Boumerdès, a  suscité un passionnant débat entre les  psychologues,  sociologues, médecins et juristes. L’occasion de cette journée d'études était, ainsi, offerte aux participants pour échanger des  idées sur les meilleurs moyens de prendre en charge et de protéger  les enfants en cas de catastrophe naturelle. Les intervenants ont mis en exergue l'intérêt d'une  formation de psychologues et médecins de catastrophes naturelles  pour mieux se préparer à de tels aléas et éviter des actions  spontanées pouvant créer des effets inverses. La prise en charge psychologique de l'enfant en cas de catastrophe  naturelle ne doit pas se limiter à l'expression du vécu par le  biais du dessin et autres moyens thérapeutiques. Mais, elle aider  l'enfant à apprendre à reconstruire et à voir les choses  positivement pour passer le cap difficile.
Le séisme du 21 mai a montré la nécessité de  faire appel aux psychologues qui jouent - et il l'ont prouve lors de  cette tragédie - un rôle indéniable en termes de soutien psychologique. L'importance de former des équipes spécialisées dans ce type de  prise en charge est l’une des idées dégagées lors de ce colloque. La ''kafala'' des enfants, ayant perdu leurs parents  suite a ce séisme a été abordée par Mme Sebaa considérant que cette action de  solidarité qui part d'un noble sentiment humanitaire, doit être  prise avec toutes les précautions voulues. Car, le fait d'offrir à  l'enfant un autre environnement que celui dans lequel il a toujours  évolué peut lui générer un autre traumatisme qui risque d'aggraver  son état psychologique.
L’adoption, de l’avis des spécialistes, ne doit pas être, dans de tels cas de  figures, une action spontanée. Le Dr. Beriksi Kamel,médecin-chef de la  polyclinique  “Jean Kraft”  d'Oran, a parle de la protection de la  santé infantile, estimant que le fait de cacher à l'enfant ce qui se  passe autour de lui et, notamment, dans les situations difficiles de  catastrophe naturelle, ne veut pas dire le protéger. Le mieux pour  lui est de le mettre en confiance en dialoguant avec lui en toute  franchise. Le rôle du théâtre dans la prise en charge psychologique de  l'enfant, la convention internationale des droits de l'enfant et la  responsabilité civile de l'enfant à travers le droit algérien sont  les thèmes des autres communications présentées lors de cette  rencontre initiée par l'université d'Oran-Es-senia et coincidait  avec la Journée mondiale de l'enfant.

R. C.