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Économie / Finances

COUPLES STÉRILES

Un bébé nommé désir

L’adoption en Algérie a connu une forte demande ces dernières années, brisant même le tabou des enfants nés sous X qui étaient jusque-là refusés par les futurs parents sous prétexte qu’ils étaient des enfants illégitimes. 

En 2002, les services du ministère de la Solidarité ont enregistrés 3026 cas d’adoption (Kafala). 1211 enfants ont également été adoptés par des Algériens résidant à l’étranger. Interdite par la religion musulmane, l’adoption en Algérie est réglementée  par la Kafala, tutelle ou délégation d’autorité parentale qui cesse à la majorité de l’enfant. Une tutelle ou délégation d’autorité parentale qui ne peut être assimilée à l’adoption simple ou plénière. De plus en plus, des couples stériles, ayant des difficultés d’enfanter optent pour la Kafala dans le but d’avoir l’enfant désespérément désiré. D’autres choisissent d’adopter un enfant simplement  par amour. Après douze années de vie commune sans enfants, Houria et Mourad ont décidé d’entamer une procédure de kafala. “Notre plus cher souhait depuis douze années de mariage était d’avoir un bébé. Notre bébé à nous. Mais le bon Dieu en a voulu autrement, alors nous avons décidé d’adopter un bébé” confie Houria.
Pour ce couple d’amoureux, la décision, surtout son annonce aux proches n’a pas été facile. "Nos proches, surtout ma belle-famille, étaient réticents quant à l’idée d’adopter un enfant (Illégitime). Certains nous ont même conseillé de garder un enfant d’un proche au lieu de nous encombrer d’un enfant dont on ne connaît pas les origines. Mais pour nous, il était évident si nous devions adopter un enfant c’était pour lui donner tout l’amour dont il était privé". Brisant les tabous d’une société qui punit  même des bébés innocents, les époux entameront immédiatement une procédure de kafala. Après une foultitude de démarches et des enquêtes très approfondies des services de l’action sociale, ils parviendront à adopter une petite fille jolie comme tout. “Au début, quand nous avons entamé les démarches pour l’adoption, il nous arrivait de nous demander à quoi ressemblerait notre bébé. Mais une fois que nous avons mis le pied dans le centre et face aux petits anges qui nous gratifiaient de leurs sourires généreux nous avons tout oublié.
Le plus important c’était d’avoir un enfant, celui dont nous avons été privés pendant longtemps. Je ne pourrais jamais décrire ma joie quand j’ai pris ma petite entre les bras” raconte Houria le visage ruisselant de larmes. Elle regrette toutes ces années ou elle et son mari avaient rejeté l’idée d’une adoption. Houria et Mourad ne sont qu’un couple parmi des milliers d’autres ayant choisi d’adopter un enfant. 213 établissements spécialisés existent à travers le territoire national. 28 d’entre eux ont vocation d’accueillir les enfants abandonnés.
Pouponnières (pour enfants de bas âge 0 à 6ans) et établissements pour enfants assistés (6 à 19 ans) d’une capacité d’accueil de 1000 enfants sont ouverts afin d’assurer la prise en charge des enfants abandonnés.

W. L.