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Économie / Finances

Croisant des chèvres locales avec des géniteurs de races Saanen

Un éleveur caprin pas comme les autres

L’entreprise Chèvre d’Or se spécialise dans l’élevage de caprin. © D.R.

N’étant pas nécessairement destiné à ce métier, Ouaissi Sekkouti Aoumeur est devenu éleveur caprin plus par passion pour la chèvre.

C’est donc cette passion qui a fait qu’il est devenu éleveur caprin agréé à la tête d’une entreprise familiale Chèvre d’Or au lieu-dit Smayma, commune de Tadmit, à environ 60 km de Djelfa. Parti d’un élevage familial qui s’approvisionnait essentiellement des souks, l’éleveur a essayé de se procurer les meilleures chèvres. L’aventure a pris une autre tournure en 2004, à la faveur d’une rencontre avec le directeur de la ferme pilote de Draâ Ben Khedda, qui lui a permis d’acquérir deux chevreaux de race Saanen.
Cette acquisition constitue le début du croisement des chèvres locales avec des géniteurs de race Saanen. Les résultats étaient satisfaisants, jusqu'au jour où l’éleveur a butté sur la problématique de la consanguinité. Il fallait donc changer les géniteurs, mais il était impossible d’en trouver, l'importation des chèvres n’étant pas autorisée. Depuis, l’importation a été autorisée, mais il faut, cette fois-ci, faire face à la cherté des géniteurs (90 000 à 150 000 DA), qui en plus sont de mauvaise qualité.
Certes, l’éleveur évoque la possibilité d’importer de la semence, mais là il estime que nous n’avons pas les moyens de pratiquer dans les bonnes conditions l’insémination. Ouaissi Sekkouti reste convaincu de la pertinence de s’engager dans cette aventure.
En effet, selon lui, le croisement de chèvres locales avec des géniteurs performants donne de très bons résultats. Production laitière améliorée, bonne production de viande et enfin des sujets rustiques, sains et indemnes de maladie. Le lait de chèvre possède des qualités nutritionnelles bien plus importantes que le lait de vache. Par rapport à ce dernier et rien que pour l’exemple, le lait de chèvre contient plus du double de vitamine A et quatre fois plus de vitamines D.
Il est aussi riche en minéraux et oligo-éléments, calcium, phosphore, vitamines B et C. La teneur en potassium et en magnésium est nettement plus élevée dans le lait de chèvre que dans le lait de vache. Selon Ouaissi Sekkouti Aoumeur, l’élevage caprin présente beaucoup d’avantages. La chèvre peut produire de 800 à plus de 1000 l de lait par lactation de 270 jours. Son lait est très recommandé pour les bébés et les personnes âgées : bonne digestibilité, le yaourt de lait de chèvre est un bon remède. Par ailleurs, la viande de chèvre à un taux de gras très faible par rapport aux autres viandes, de ce fait elle est recommandée aux personnes souffrant de cholestérol et aux personnes qui désirent éviter cette maladie. D’un autre côté, le caprin donne des quantités de viande importantes. Pour la race alpine, le mâle adulte pèse entre 80 et 100 kg, la femelle adulte entre 60 et 80 kg. La race Saanen produit un mâle adulte pesant entre 90 et 110 kg, la femelle adulte entre 70 et 90 kg. La race Boer, pour sa part, donne un mâle adulte pesant entre 100 et 120 kg, la femelle adulte entre 80 et 100 kg. Actuellement, Ouaissi Sekkouti dispose d’un élevage de 350 têtes, sans compter la production de cette année. L’éleveur de Djelfa ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Son objectif est la création d'une pépinière, afin de diffuser des chevrettes améliorées en vue de mettre à la disposition des jeunes Algériens des chèvres rentables pour créer des élevages caprins performants.
D’ailleurs, il a déposé un dossier au ministère de l’Agriculture, qui prévoit dès le départ un nombre de 1000 têtes. Ce nombre est justifié par la nécessité de lancer de grands élevages pour une multiplication rapide entre la chèvre locale et des géniteurs d’importation.


S. S.


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