Économie / Finances

CETIM, filiale du groupe GICA

Un laboratoire de référence

Le Cetim a pour mission de contribuer aux progrès techniques. © D.R.

Créé en 1998, le centre d’études et de services technologiques de l’industrie des matériaux de construction est une EPE/SPA, filiale du Groupe industriel des ciments d’Algérie (Gica), doté d’un capital de 124 MDA.

Implanté à Boumerdès, le Cetim a pour mission essentielle de contribuer aux progrès techniques, à l’amélioration de la productivité et au développement de la qualité dans l’industrie des matériaux de construction. Il assure le contrôle du processus de fabrication de l’industrie des matériaux de construction, nécessaire pour le maître de l’œuvre et ceci afin d’assurer la conformité du produit aux spécifications prescrites. Les principales activités du Cetim sont, entre autres, les essais et analyses de laboratoires, les prestations d’études et assistance, les audits et expertises des unités de production des matériaux de construction, les prestations environnementales (études d’impact, études de danger, plan d’intervention…). Pour accomplir cette mission, le centre dispose de 10 laboratoires pour le traitement, l’essai et l’analyse, où exercent 250 personnes parmi lesquelles des équipes pluridisciplinaires d’ingénieurs et de techniciens assurant les prestations d’études et d’expertise. Le Cetim, grâce à ses laboratoires et par le contrôle qu’il est à même de réaliser tout le long du processus de fabrication et de mise en œuvre des produits, est en mesure d’apporter la caution nécessaire quant à la qualité de ces produits.
En plus des prestations qu’il fournit aux filiales du groupe Gica dont il est lui-même une filiale, le Cetim s’adresse également à des clients externes qui exercent dans le domaine du BTPH, à l’instar des cimenteries et des briqueteries. Il accompagne aussi ses clients dans le processus de certification. Selon Aziz Daoudi, président-directeur général du Centre, le Cetim est là pour répondre à l’attente du pays en matière de substitution des produits importés. Il évoquera, à ce titre, le projet de création d’un pôle technologique au Cetim qui prendra en charge les préoccupations des unités du groupe. Ce pôle aura pour mission de s’occuper de recherche documentaire, d’engineering, de conception et de réalisation. Pour concrétiser ce projet, une convention cadre a été signée entre la direction générale de la recherche scientifique et développement technologique (DGRSDT) et le Groupe industriel des ciments d’Algérie (Gica). Par ailleurs, une convention a été signée avec le Centre de recherche en économie appliquée et développement (Cread) pour la mise en place d’une stratégie marketing et communication. Le PDG évoque également une autre convention signée avec Sonatrach visant à produire le ciment pétrolier. Il explique que dans le cadre de cette convention Sonatrach sera associée dans le contrôle de ce ciment tout en exprimant ses besoins en ce produit. Un travail se fait également dans la récupération des déchets de l’industrie du ciment. Le centre est considéré comme le centre technique algérien de l’industrie des matériaux de construction, reconnu par les institutions étatiques. Les prestations offertes par le Cetim sont officiellement reconnues par l’agrément du ministère de l’Industrie pour les études de mise à niveau, les essais, les accréditations Cofrac (acquises en 2000) et son mandatement du Cacque pour le contrôle des matériaux, mandatement de l’Ianor pour la gestion de la certification produit et l’agrément du ministère de l’Environnement pour les études environnementales. Le Cetim dispose aussi d’une convention avec le Cerib France en matière de contrôle de béton et de métrologie. M. Daoudi indique que des essais croisés sont régulièrement effectués avec le Cerib France.


S. S.