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Économie / Grand Angle

Kamel Ameur, codirecteur général du groupe Biopharm

“La taille critique du marché est déterminante”

© D.R.

Biopharm critique le mode de transmission des ordres, plaidant pour la digitalisation des transactions.

Le principal frein au développement du marché des capitaux algériens est sa taille. Le marché est trop petit pour être attractif et créer une dynamique de développement. II est trop restreint pour être rentable pour ses acteurs. L'accroissement de la taille du marché est donc de façon évidente la priorité pour la place algérienne. Son développement offrira plus de liquidités et de rentabilité et deviendra plus rentable pour les investisseurs et pour les émetteurs. C’est du moins l’opinion de Kamel Ameur, co-directeur général du groupe Biopharm, une société privée cotée à la Bourse d’Alger. 
“La taille critique du marché est déterminante”, soutient M. Ameur. “Nous avons besoin de signaux positifs forts”, lance-t-il. L’introduction en Bourse de certaines entreprises publiques, à l’image de celles qui ont été validées par le Conseil des participations de l’État il y a quelques années, permettrait à la Bourse de gagner en profondeur et pourrait encourager les entreprises privées à intégrer la cote officielle de la Bourse d’Alger.  “Il y a un potentiel énorme qui n’est pas exploité. C’est un outil d’investissement qui peut avoir un impact important, surtout pour les PME qui ont des difficultés à se financer sur le marché bancaire”, estime le responsable de Biopharm, soulignant la nécessité pour l’ensemble des acteurs de la place de prendre des “engagements” pour atteindre “une taille critique”, sans laquelle aucune stratégie n’est pertinente. “À notre niveau, nous considérons que c’est important de bien communiquer avec les actionnaires pour les mettre en confiance. Parce qu’il y a un déficit de confiance”, a indiqué M. Ameur. Biopharm a mis au point des outils pour mieux informer ses actionnaires, notamment un site web qui comprend toutes les informations qu’une société cotée en Bourse doit mettre à disposition, les rapports financiers annuels et semestriels. “Nous avons notre assemblée générale annuelle, qui est un moment privilégié, en marge de laquelle nous organisons aussi une exposition sur l’activité de l’entreprise et nous présentons les nouvelles gammes de produits et les projets industriels”, a indiqué M. Ameur. Pour être plus proche de ses actionnaires, Biopharm a lancé une “newsletter actionnaires”. L’entreprise a adopté récemment le SMSing. Elle a en outre mis en place un contrat de liquidité pour faire face à la contrainte de la liquidité. “Nous essayons de distribuer des dividendes intéressants”, a ajouté M. Ameur. Le coupon Biopharm a été cette année de 115 DA pour une action cotée à 1200 DA. “Après, il y a des choses que la société ne peut pas faire”, estime le DG de Biopharm, faisant référence au rôle des intermédiaire en opérations bancaires (IOB). “Il y a quelques IOB qui sont extrêmement dynamiques, mais ce n’est pas le cas de tous les IOB”, relève-t-il, critiquant le mode de transmission des ordres. “La transmission physique des ordres est un frein”, soutient-il, plaidant pour la digitalisation des transactions. “On m’a parlé de certains titres qui ont mis un mois et demi pour attirer la Bourse”, s’étonne-t-il. 
“Ce qui est souhaitable, c’est de pouvoir donner des ordres de Bourse en ligne”, suggère M. Ameur. Ce dernier évoque le risque de voir les IOB, qui sont encore actifs, se désintéresser du marché. “Il faut une taille critique pour que tous les acteurs de la place trouvent un intérêt”, a-t-il insisté. Le responsable de Biopharm trouve que le cours du titre ne reflète pas la vraie valeur de l’entreprise. Il n’est pas impacté par les performances de la société. “Il faut créer la confiance. Et la confiance se crée par la liquidité”, explique M. Ameur. 
“Il faut une taille critique et que les IOB présentent des ordres d’achat suffisants pour soutenir le titre. Or les ordres d’achat sont très limités”, relève le DG de Biopharm, plaidant pour des introductions en masse. “Il faut une dizaine d’introductions par an”, plaide M. Ameur, estimant que “la place financière algérienne devrait raisonnablement comprendre 100 titres”. 
 

Meziane Rabhi


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