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Autres / Histoire

Il y a 64 ans se tenaient les assises de la révolution algérienne

Ressac soummamien

© D.R

L’image de la Révolution algérienne reste intacte, malgré les vicissitudes du temps et autres turpitudes vécues au lendemain de l’indépendance.

Deux faits importants du roman national, les attaques du 20 Août 1955 et le Congrès de la Soummam continuent, plus de 64 ans après, d’être un grand motif de fierté pour un grand nombre d’Algériens, y compris ceux qui n’ont pas vécu les atrocités et les épopées de la guerre de Libération nationale. 

L’image de la Révolution algérienne reste intacte, malgré les vicissitudes du temps et autres turpitudes vécues au lendemain de l’indépendance et ses principaux dirigeants sont perçus comme des parangons de bravoure et d’esprit de sacrifice au point d’être élevés au rang de grands héros.

La preuve ? Durant toutes les marches post-22 février 2019, les noms des deux architectes du Congrès de la Soummam, Abane Ramdane et Larbi Ben M’hidi, ont été souvent scandés par des jeunes ne dépassant pas parfois les vingt ans. Quel bel hommage populaire et quelle revanche sur le sort pour ces deux hommes qui ont souvent été victimes d’ingratitude et parfois de basses attaques. 

Comble de la bêtise et de la perfidie, l’enfant d’Azzouza s’est même vu coller l’infamante accusation de traîtrise de la part de certains de ses “frères” d’armes. Mais l’histoire sait toujours rendre justice : les pourfendeurs d’Abane sont tous ou presque jetés aux oubliettes et lui continue à être célébré par  tout un peuple. C’est que l’homme, brillant et brave, a mis toute son intelligence, son génie et sa force au service de l’idée nationale et, partant, de l’indépendance du pays.

C’est grâce à lui et à Larbi Ben M’hidi que l’Algérie combattante a pu tenir des assises en pleine guerre — un fait qui ne s’est jamais produit dans aucun autre pays — au nez et à la barbe des autorités coloniales qui n’y ont vu que du feu ! Mieux, cette œuvre grandiose des deux compagnons a sauvé la Révolution algérienne d’un essoufflement certain en la dotant de structures, d’organisation et surtout de vision. Bien sûr, certaines  résolutions comme les décisions phare de la primauté de l’intérieur sur l’extérieur et du civil sur le militaire, adoptées lors de ces assisses, avaient fait l’objet de violentes attaques avant d’être remises en cause à l’été 1957 à l’occasion de la réunion du CNRA au Caire. 

Il reste que l’architecture organisationnelle mise en place par les deux hommes a continué de structurer la Révolution pour la porter au final, en 1962, au triomphe. Mieux, l’héritage d’Abane et de Ben M’hidi a survécu à ses promoteurs, à ses détracteurs et à l’usure du temps, à tel point que même les générations d’après-guerre s’en revendiquent aujourd’hui encore et avec une rare fierté. C’est là, il est vrai, la belle revanche de ces deux “saints de la Révolution algérienne”. 

Les attaques du Nord-Constantinois avaient, elles aussi, un grand mérite : celui d’avoir entretenu la flamme révolutionnaire, alors qu’au lendemain du déclenchement de la guerre de Libération nationale et du fait de l’éparpillement des dirigeants du FLN, du manque de coordination entre les wilayas, un certain désarroi commençait à gagner les militants, et nombre d’Algériens étaient dans l’expectative. 

Grâce à ces attaques qui, avec du recul, peuvent paraître suicidaires (des hommes, presque mains nues, se sont attaqués à l’ogre colonial), la guerre d’indépendance a été relancée et un grand nombre d’Algériens ont grossi les rangs de la Révolution lui conférant ainsi un caractère populaire. Le retentissement international de ces attaques a relancé de plus belle la Révolution qui s’est alors vue renforcée par de nouveaux adeptes.

Aussi, l’on peut dire que les attaques du Nord-Constantinois menées par Zighoud Youcef et ses hommes, ainsi que les assises d’Ifri sont des événements catalyseurs qui ont donné un souffle nouveau à la Révolution algérienne.  C’est pour cela qu’ils sont encore à ce jour célébrés par les Algériens et leurs souvenirs comme leurs acquis continuent d’irriguer la mémoire collective.  

Moralité de l’histoire : les grandes œuvres ne meurent jamais et, dans l’adversité, l’Algérien est capable de faire preuve d’un insoupçonnable génie, voire de suprêmes sacrifices.

 

 


Arab CHIH


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