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A la une / International

Présidentielle au Mali : Ils “exigent” le départ du ministre chargé des élections

18 candidats appellent à une marche aujourd’hui

Mohamed Ag Erlaf, ministre malien de l'Administration territoriale et de la Décentralisation. ©D. R.

De nombreuses anomalies ont été constatées lors de la présidentielle, notamment dans le centre du pays où le scrutin a été fortement perturbé par la dégradation de la situation sécuritaire.

Dix-huit des 24 candidats à la présidentielle malienne du 29 juillet ont appelé hier les Maliens à manifester aujourd’hui dans la rue et “exigé” hier “la démission” du ministre chargé des élections, dénonçant un “hold-up électoral” par le camp du chef d'État sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, arrivé en tête du premier tour du scrutin.
“Le collectif des candidats à l'élection présidentielle exige la démission du ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation (Mohamed Ag Erlaf), principal responsable du hold-up électoral”, affirment ces 18 opposants dans une déclaration lue hier à Bamako par leur chef de file, Soumaïla Cissé, qui a recueilli le 29 juillet 17,8% des voix, contre 41,42% pour Ibrahim Boubacar Keïta.
Les 18 appellent “les populations de Bamako et Kati (près de la capitale) à participer massivement au grand meeting de dénonciation de la fraude et de défense de la démocratie le mardi 7 août à partir de 16h” GMT et locale, à Bamako. Le texte est signé, outre Soumaïla Cissé, par d'autres candidats au premier tour dont l'homme d'affaires Aliou Boubacar Diallo et l'ancien Premier ministre Cheick Modibo Diarra, respectivement arrivés en troisième et quatrième position.
Le collectif appelle en outre la communauté internationale “pour qu'elle prenne ses responsabilités et qu'elle n'attende pas la fin du processus électoral pour dénoncer les graves dysfonctionnements qui entachent cette élection présidentielle”. Il a notamment dénoncé des “bourrages massifs (d'urnes) dans le nord et le centre du pays”, des “cartes d'électeurs indisponibles dans de nombreux bureaux de vote”, des “incohérences flagrantes entre les suffrages exprimés en pourcentage et le nombre de voix attribuées” et des “égarements de procès-verbaux de dépouillement”.
Il “exige” un “recomptage contradictoire des voix et la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote”. Le gouvernement a déjà répondu à cette doléance, affirmant n'avoir “pas du tout l'intention de les publier en détail, bureau par bureau”, a indiqué une source proche du ministère de l'Administration territoriale. Les trois candidats arrivés derrière IBK au premier tour ont déjà annoncé dimanche la saisine de la Cour constitutionnelle du pays, faisant part d’“irrégularités” lors du scrutin du 29 juillet. La Cour constitutionnelle, composée de neuf juges, doit proclamer officiellement demain les résultats du premier tour pour que démarre la campagne du second tour qui se tient le 12 août et pour lequel Ibrahim Boubacar Keïta est donné grand favori, face à Soumaïla Cissé qu'il a déjà battu au deuxième tour, en 2013.

R. I./Agences


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