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A la une / International

Le calme est revenu hier dans la banlieue de Tripoli

Accord de cessez-le-feu sous l’égide de l’ONU

Ghassan Salamé, l’envoyé spécial de l’ONU en Libye. © D.R.

Après une nouvelle journée de violences, qui ont fait plus de 50 morts depuis le début des combats, les milices armées libyennes ont conclu mardi un accord de cessez-le-feu sous l’auspice de la mission de l’ONU en Libye (Manul).

“Sous l’égide de l'envoyé spécial de l’ONU en Libye, Ghassan Salamé, un accord de cessez-le-feu a été conclu et signé aujourd’hui pour mettre fin à toutes les hostilités, protéger les civils et sauvegarder les biens publics et privés”, a annoncé mardi la mission onusienne en Libye. Après une nouvelle journée de violents affrontements au sud de la capitale, les combats marquaient une pause en début de soirée mais il n’était pas possible de vérifier dans l’immédiat si l’accord était totalement respecté par les nombreux belligérants. Il n’en demeure pas moins que de nombreux médias libyens ont indiqué hier que le calme régnait dans les zones de combats. Rappelons qu’un accord de cessez-le-feu annoncé par des dignitaires la semaine dernière, n’avait été respecté que pendant quelques heures. La Manul a également précisé sur son compte Twitter que l’accord prévoyait également la réouverture du seul aéroport international en service près de Tripoli, fermé depuis le 31 août en raison des combats. La même source a souligné que “la réunion d’aujourd'hui ne visait pas à résoudre tous les problèmes de sécurité de la capitale libyenne” et que le but était de “se mettre d’accord sur un cadre plus large pour aborder ces problèmes”. La Manul a indiqué que “des officiers militaires et les chefs des différents groupes armés présents dans et autour de la capitale”, ainsi que le ministre de l’Intérieur et d’autres représentants du Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale, ont pris part à ces pourparlers. Rappelons que les combats opposaient depuis le 27 août des groupes venus notamment de Tarhouna et Misrata (ouest) à des groupes armés tripolitains théoriquement sous l’autorité du GNA. Mardi, les affrontements les plus violents ont eu lieu sur la route de l’aéroport international de Tripoli détruit en 2014, aux abords d’un immense dépôt de stockage d’hydrocarbures de la Compagnie nationale de pétrole (NOC). Avant l’annonce de l’accord de cessez-le-feu, la NOC avait demandé “une trêve immédiate pour préserver la vie des employés de la compagnie”. Les combats ont en outre déclenché des incendies dans l’enceinte du complexe d’hydrocarbures et deux pompiers de la compagnie ont été blessés en tentant d’en venir à bout, a déploré la NOC qui a mis en garde contre “d’immenses pertes matérielles”. Il y a lieu de signaler que les violences en Libye ont tué 22 civils et en ont blessé trois autres au mois d’août, selon toujours la Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul). “Du 1er au 31 août 2018, la Mission d’appui des Nations unies en Libye a enregistré 25 victimes civiles, dont 22 morts et trois blessés, au cours des hostilités survenues à travers la Libye”, a indiqué un rapport.


Merzak Tigrine

 


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