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Retrait des soldats américains de Minbej

Ankara contredit Washington au sujet des Kurdes syriens

Ibrahim Kalin (à droite), porte-parole du président turc, et John Bolton, conseiller américain à la Sécurité nationale. © D. R.

L’ambiguïté du président des États-Unis, Donald Trump, au sujet du retrait américain de Syrie continue de provoquer des remous sur le plan diplomatique, sur fond de craintes d’un massacre turc des Kurdes syriens.

Ankara a démenti hier toute entente avec Washington sur une protection de la Turquie des Kurdes syriens, comme l’avait affirmé le conseiller à la Sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, à la veille de sa visite dans ce pays hier, où le président Recep Teyyip Erdogan n’a pas jugé nécessaire de le recevoir, selon certaines sources. En déplacement lundi en Israël, John Bolton a affirmé que le retrait américain de Syrie est conditionné par des garanties de sécurité de leurs amis kurdes syriens des Unités de protection du peuple (YPG). Ces propos “sont pour nous inacceptables et impossibles à digérer”, a déclaré M. Erdogan lors d'un discours, peu après la fin d'un entretien à Ankara entre M. Bolton et un haut responsable de la présidence turque, Ibrahim Kalin, a rapporté l’AFP. “Alors que ces gens sont des terroristes, certains disent "Ne touchez pas à ceux-là, ils sont kurdes." (...) Ils pourraient aussi bien être turcs, turkmènes ou arabes. D'où qu'ils viennent, si ce sont des terroristes, alors nous ferons le nécessaire”, a lancé le président turc. “Nous allons très bientôt passer à l'action pour neutraliser les groupes terroristes en Syrie”, a insisté M. Erdogan qui devrait rencontrer personnellement son homologue américain pour discuter de la Syrie. M. Kalin a en outre catégoriquement démenti que le chef de l'État turc s'était engagé auprès de Trump à garantir la sécurité des milices kurdes après le retrait américain de Syrie, comme l'a affirmé lundi le secrétaire d'État, Mike Pompeo. “En ce qui concerne les déclarations de Pompeo, il n'est absolument pas question d'une telle assurance donnée lors des entretiens (entre Erdogan et Trump) ou via d'autres canaux”, a assuré M. Kalin. “Que personne n'attende de la Turquie qu'elle donne des assurances à une organisation terroriste”, a-t-il lâché. Depuis l'annonce de Donald Trump, le gouvernement américain multiplie en effet les messages destinés à gommer l'impression initiale de départ précipité. “Nous quitterons (la Syrie) à un rythme adapté tout en continuant en même temps à combattre l'EI et à faire ce qui est prudent et nécessaire pour tout le reste”, a ainsi tweeté M. Trump, lundi. L'annonce surprise du retrait américain et le flou qui entoure ses modalités et son calendrier ont poussé la Turquie à surseoir à l'offensive qu'elle semblait sur le point de déclencher mi-décembre dans le nord de la Syrie. Hier, M. Kalin a par ailleurs indiqué que la Turquie attendait des États-Unis qu'ils récupèrent les armes livrées aux YPG après le retrait des troupes américaines. “Ce que nous attendons, c'est que toutes les armes livrées soient récupérées”, a-t-il déclaré après son entretien avec M. Bolton. “Ils nous ont dit qu'ils étaient en train d'y travailler, mais les détails deviendront plus clairs dans les prochains jours”, a poursuivi M. Kalin, ajoutant qu'il n'y avait pour la Turquie “aucune alternative acceptable” à la récupération de ces armes.


Lyès Menacer/Agences

 



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