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Bruxelles affirme craindre pour sa sécurité

Armée européenne : agitation à Pékin, Washington et Moscou

L’idée de création d’une armée de défense européenne a provoqué une véritable agitation chez les États-Unis, la Chine et la Russie qui ont affiché leur hostilité à ce projet défendu par Paris et Berlin entre autres au sein de l’Union européenne. Le département d'État américain a indiqué, via son porte-parole, Heather Nauert, que “les États-Unis s’opposent à toute action susceptible d’entraîner un affaiblissement de l’Otan”, rappelant “l'importance de l'Organisation atlantique sur la scène internationale”. “Nous pensons que tout ce qui est fait ne doit pas être isolé des efforts de l'Otan. L'Alliance atlantique est une organisation fiable que les États-Unis et de nombreux autres pays soutiennent depuis de nombreuses années. Par conséquent, nous ne voulons pas l'affaiblir”, a déclaré, mardi soir, lors d'une conférence de presse, Mme Nauert. La porte-parole du département d'État a ajouté, en outre, que “la question du renforcement de l'Otan avait été discutée ces jours-ci à Paris entre le secrétaire d'État américain Mike Pompeo et son homologue français Jean-Yves Le Drian”. Dans une interview accordée le 6 novembre à la radio Europe 1, le président français, Emmanuel Macron, s'était déclaré favorable à la création d'une “vraie armée européenne”, notamment pour contenir la Chine, la Russie et les États Unis qui auraient “montré qu'elles pouvaient être menaçantes”. “L'éventuelle création d'une armée européenne pourrait montrer au monde que la guerre est impossible en Europe”, a déclaré, quant à elle, la chancelière allemande Angela Merkel au Parlement européen. Donald Trump avait qualifié “insultantes” les déclarations du président français et proposé aux Européens de payer leur part à l'Otan, subventionnée largement par Washington, a-t-il souligné. De son côté, le président russe Vladimir Poutine a, également, réagi, qualifiant “cette intention des Européens de se doter d'une armée continentale d'un désir naturel qui serait un processus positif pour le renforcement du monde multipolaire”. Hier, la Chine a démenti être une menace pour l'Europe. “Nous n'avons jamais été une menace pour l'Europe”, a déclaré la porte-parole de la diplomatie chinoise, Hua Chunying, interrogée lors d'un point de presse. “L'Europe a le droit de définir sa propre politique étrangère et de défense”, a ajouté Mme Hua, tout en remarquant que les dirigeants européens avaient fait part de leur souhait d'une plus grande coopération avec la Chine dans ces domaines.


L. M./Agences


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