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Au moins cinq personnes ont été tuées

Attentat au Yémen contre un convoi officiel

Des membres des forces de sécurité sur le lieu de l'attentat à la voiture piégée à Aden, le 10 octobre 2021. © D. R.

En décembre 2020, une attaque meurtrière avait secoué l'aéroport d'Aden, peu après l'atterrissage des membres du nouveau gouvernement d'union, faisant au moins 26 morts et plus de 50 blessés.

Au moins cinq personnes ont péri hier dans un attentat à la voiture piégée dans le sud du Yémen contre un convoi de responsables gouvernementaux sortis indemnes, dernière attaque en date dans le pays en guerre. Selon des sources de sécurité, le gouverneur d'Aden, Ahmed Lamlas, le ministre de l'Agriculture, Salem al-Socotri, et un troisième responsable dont l'identité n'a pas été précisée dans l'immédiat, étaient à bord du convoi qui roulait à Aden.

Cette ville est la capitale provisoire du pouvoir yéménite en guerre contre les houthis depuis 2014. L'attentat n'a pas été revendiqué dans l'immédiat. Il a fait cinq morts et 11 blessés, selon un bilan provisoire des sources de sécurité.

“La voiture piégée a explosé rue Al-Moualla au passage du convoi de responsables, dont le gouverneur d'Aden, le ministre de l'Agriculture, ainsi qu'un autre responsable”, a indiqué l'une des sources à l'AFP.

Le ministre de l'Agriculture est membre du Conseil de transition du Sud (séparatistes, STC) qui participe au gouvernement d'union avec le gouvernement reconnu par la communauté internationale. Ce gouvernement a son siège à Aden.

Le Yémen du Sud était un État indépendant jusqu'à la réunification en 1990. Il existe toujours dans le sud un fort ressentiment contre les Yéménites originaires du Nord, accusés d'avoir imposé par la force l'unification du pays.

Après l'attentat, le gouvernement a appelé à une enquête. Plusieurs attaques antigouvernementales ont été attribuées aux rebelles houthis ces dernières années. D'autres ont été revendiquées par des groupes jihadistes.

En décembre 2020, une attaque meurtrière avait secoué l'aéroport d'Aden, peu après l'atterrissage des membres du nouveau gouvernement d'union, faisant au moins 26 morts et plus de 50 blessés. Le pouvoir avait alors accusé les houthis.

Et plusieurs mois plus tard, un rapport de l'ONU avait pointé du doigt les houthis, indiquant que l'attaque contre l'aéroport d'Aden avait été réalisée avec des missiles semblables à ceux des rebelles houthis et avaient été tirés à partir de lieux sous leur contrôle.

Dans la guerre au Yémen, le pouvoir est soutenu militairement par une coalition menée par l'Arabie Saoudite, pays voisin du Yémen. Les houthis ont le soutien politique de l'Iran chiite, rival région du royaume saoudien sunnite. Les houthis ont conquis une grande partie du nord du pays, dont la capitale Sanaa.

La guerre du Yémen a provoqué la pire crise humanitaire au monde selon l'ONU, qui met souvent en garde contre un risque de famine à grande échelle. D'après les organisations internationales, des dizaines de milliers de personnes ont péri dans le conflit et des millions ont été déplacées.

L'attentat d'Aden s'est produit alors que l'émissaire des États-Unis pour le Yémen, Tim Lenderking, a lancé une nouvelle tentative de mettre fin à la guerre dans ce pays avec une tournée régionale incluant l'Arabie Saoudite.
 

R. I./Agences


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