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A la une / International

Au quatrième jour de la protestation sociale en Iran

Au moins 9 personnes tuées et 450 arrêtées

Des étudiants manifestent dans le quartier de l’université. ©D. R.

Les manifestations ont encore secoué plusieurs villes iraniennes dans la nuit de lundi à mardi avec leur lot de victimes (9), alors que 450 manifestants ont été interpellés par les forces de sécurité.

Un bilan de 21 personnes décédées a été enregistré depuis le début des manifestations, jeudi dernier, en Iran, selon des sources officielles. Au moins 9 personnes sont mortes dans la nuit de lundi à hier, selon plusieurs sources. La télévision publique iranienne a indiqué que 6 manifestants sont morts dans des affrontements nocturnes avec les forces de l’ordre alors qu'ils tentaient de prendre d'assaut un poste de police à Qahderijan, dans la province d’Ispahan. Un enfant de 11 ans a été tué et son père blessé par des tirs de manifestants alors qu’ils passaient près d’un rassemblement à Khomeinyshahr, dans cette même région du centre de l’Iran. Aussi, un membre des Gardiens de la révolution a été tué et un autre blessé par des tirs de fusil de chasse à Kahriz Sang, dans le centre du pays. Les autorités avaient en outre fait état, lundi soir, de la mort d’un policier, tué par des tirs d'une arme de chasse à Najafabad. Une centaine de personnes a par ailleurs été arrêtée, dans la nuit de lundi à hier, dans la province d’Ispahan, toujours selon la télévision d’État. Le sous-préfet de Téhéran, Ali-Asghar Nasserbakht, a affirmé à l’agence Ilna, proche des réformateurs, que “200 personnes ont été arrêtées samedi, 150 dimanche et environ 100 lundi dans la capitale”. Ce mouvement de contestation sociale ne s’estompe pas, même s’il est de moindre ampleur dans la capitale Téhéran, où une poignée de manifestants seulement a tenté de se rassembler dans le quartier de l’université, dans le centre-ville, pour dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement de Hassan Rohani. Ainsi, les autorités locales ont déployé des forces de sécurité supplémentaires pour faire face au mouvement de protestations en cours, qui ne paraît pas être particulièrement structuré, notamment à sa tête, selon les analystes. Le ministre adjoint de l’Intérieur dans les affaires de sécurité, Hossein Zolfaghari, a indiqué pour sa part que “la plupart des régions du pays sont calmes et, avec la coopération de la police et du peuple, d’autres points seront également calmes”, a rapporté l’agence de presse officielle Irna. Il a assuré que “la politique du Conseil de la sécurité iranien à l’égard des récentes émeutes était de contrôler la situation. La police et d'autres forces de sécurité ont donc montré la plus grande tolérance”. Selon lui, “tant que le peuple et les biens publics n’avaient pas été attaqués, la politique de la police et des forces de sécurité est de gérer la situation avec les coûts les plus bas”, a ajouté encore Irna. Néanmoins, quand certains émeutiers ont conduit les scènes vers la violence, les forces de sécurité avaient dû faire face sérieusement aux vandales, a-t-il ajouté. Plus ferme, le général Esmaïl Kossari, le numéro deux de la base des Gardiens de la révolution chargée de la sécurité à Téhéran, a déclaré : “Nous ne permettrons en aucune manière que l’insécurité continue à Téhéran. Si cela devait continuer, les responsables prendraient des décisions pour en finir.”

Merzak Tigrine


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