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A la une / International

Guerre d’agression de l’Arabie Saoudite au Yémen

Au moins quatorze civils tués par des raids de Riyad

Près de 10 millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence. ©D. R.

Riyad refuse toute enquête internationale indépendante sur les crimes qui lui sont imputés au Yémen, alors que les ONG humanitaires l’accusent avec des preuves concrètes sur le massacre de civils au Yémen.

Au moins 14 personnes ont été tuées dans un marché à l'ouest du Yémen dans un raid mené par l'aviation de la coalition dite arabe, conduite par l'Arabie saoudite, qui mène une guerre d’agression depuis mai 2015 contre les houthis, sous le couvert de la lutte contre l’ingérence iranienne et du rétablissement de l’ordre institutionnel dans ce pays. Ces frappes, qui ont eu lieu mardi dans la localité d'Al-Haima, au nord-est de la ville de Taëz, ont également tué 11 combattants houthis qui contrôlent la capitale Sanaa. Une vingtaine de civils a été aussi blessée dans ces raids qui démontrent, encore une fois, l’impunité d’une Arabie saoudite jouant pleinement son rôle de sous-traitant dans le jeu de déstabilisation du Proche-Orient. Taëz, grande ville du sud-ouest du Yémen, est contrôlée par les forces du président Abd Rabbo Mansour Hadi, dont la légitimité est contestée depuis 2013, aussi bien par les houthis (chiites) que par le mouvement d’Ansarullah (sunnite) du défunt président yéménite déchu Ali Abdellah Saleh. Les raids ont fait plus de 60 morts, samedi et dimanche, selon un bilan avancé, lundi, par des responsables des services de sécurité et des hôpitaux. La plupart des victimes sont des civils. Le conflit au Yémen a fait plus de 8 750 morts depuis l'intervention de la coalition arabe en mars 2015, selon l'ONU. Hier, le ministère des Affaires étrangères du Yémen a appelé la communauté internationale à faire pression sur l’Arabie saoudite et ses alliés pour mettre fin à la guerre, a rapporté l’agence de presse yéménite Saba, sous contrôle houthi. “Le ministère a souligné que la coalition d'agression commettait des crimes de guerre contre le peuple yéménite, leurs biens et l'infrastructure du pays depuis trois ans”, lit-on sur le site de l’agence, citant un communiqué. Par ailleurs, le président français a appelé hier le roi saoudien Salmane Ibn Abdelaziz à lever entièrement le blocus imposé contre le Yémen par la coalition dirigée par l'Arabie saoudite, ont rapporté des médias français citant l'Élysée. La demande française s'est faite, a-t-on indiqué, lors d'un entretien téléphonique, dimanche, entre les deux chefs d'État, au cours duquel le président Macron a fait part de sa forte préoccupation face à la catastrophe humanitaire du Yémen. Cette levée du blocus permettrait, selon l'Élysée, à l'aide humanitaire et aux biens commerciaux d'entrer au Yémen. Selon des ONG, ce pays, soumis à un blocus total depuis le 4 novembre dernier, fait face à la “pire” catastrophe humanitaire où près de 10 millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence, indiquant que l'eau potable et la nourriture manquent, des épidémies de choléra et de diphtérie se répandent. La coalition a décidé de fermer de façon temporaire des accès aériens, terrestres et maritimes afin d'empêcher l'armement des membres du groupe armé de l'extérieur du Yémen, rappelle-t-on. Selon l'Élysée, Emmanuel Macron a rappelé qu'“il n'y avait pas de solution militaire au conflit au Yémen et qu'il était primordial que les deux parties reviennent à la table des négociations”. Mardi, l’Assemblée générale de l’ONU a réclamé une reprise des négociations au Yémen, et a revendiqué l’accès complet, inconditionnel et sans entrave de l’aide humanitaire.

Lyès Menacer/Agences


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