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Syrie

Bombardement de l’aviation israélienne près de Damas

Profitant de la situation prévalant dans ce pays, l’armée israélienne a de nouveau bombardé hier des positions de l’armée syrienne. Ainsi, la défense antiaérienne de l’armée syrienne a annoncé hier avoir intercepté et détruit des missiles israéliens tirés sur une position militaire près de Damas. L’information a été rapportée par l’agence officielle de presse Sana, qui reprenait un communiqué officiel de l’armée syrienne.
Cette dernière a affirmé : “Ce matin à l’aube, des appareils israéliens ont tiré plusieurs missiles depuis l'espace aérien libanais sur une de nos positions militaires près de Damas”, avant de préciser : “Notre défense anti-aérienne a pu les intercepter et détruire la plupart d’entre eux”. Le même communique souligne que “le commandement général des forces armées tient Israël pleinement responsable des conséquences dangereuses de ses aventures répétées, agressives et non calculées”. L’information a été confirmée par l’Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui a rapporté que des missiles israéliens avaient visé “des positions du gouvernement syrien” près de Damas. Le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, a indiqué que “la défense antiaérienne syrienne a bloqué certains de ces missiles, alors que d’autres ont visé un dépôt d’armes près de Jamraya”. Cette ville est située à 10 km au nord-ouest de la capitale syrienne et abrite plusieurs positions militaires et une branche d’un centre de recherches scientifiques syrien(SSRC). Il semblerait que ces frappes israéliennes visaient ce centre de recherches scientifique, ainsi qu'un dépôt d’armes. Rappelons qu’Israël a mené des dizaines de frappes aériennes contre des positions de l’armée syrienne depuis le début de la guerre en 2011.
L’État hébreu reconnaît mener régulièrement des opérations en Syrie, et estime que ces dernières sont nécessaires pour éviter la réception par les ennemis d’Israël de moyens de destruction massive et d’armes modernes, au premier rang desquels se trouve le mouvement islamiste libanais Hezbollah.

Merzak T./Agences