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A la une / International

Il est qualifié de “ceinture d’explosifs”

Brexit : 80 députés rejettent le plan de Theresa May

Theresa May, Premier ministre du Royaume-Uni. ©D. R.

À l’approche de l’échéance du Brexit, fixée pour le 29 mars 2019, le gouvernement britannique n’arrive pas à faire passer son plan d’accompagnement de ce processus, qui risque d’être rejeté par la Chambre des communes.

Theresa May, la Première ministre britannique se retrouve en difficultés pour faire adopter son plan d’accompagnement du Brexit, qui est loin de faire l’unanimité au sein de son propre mouvement politique, le Parti conservateur. En effet, selon l’agence Reuters, qui cite Steve Baker, l’ex-ministre chargé du dossier, pas moins de quatre-vingt députés du parti sont prêts à voter contre le plan de Theresa May.
Cet ancien ministre, qui a démissionné en juillet dernier, ajoute que si la Première ministre britannique persiste à présenter son plan devant la Conférence annuelle du Parti conservateur, prévue du 30 septembre au 3 octobre 2018, elle risque “une rupture catastrophique” au sein de son parti. “Si nous sortons de la conférence et qu’elle pense obtenir les Chequers avec les voix du Labour, je pense que les négociateurs de l’UE comprendront probablement que, si cela était fait, le Parti conservateur subirait la rupture catastrophique que nous avons réussi jusqu’à présent à éviter”, a averti Steve Baker, selon Reuters, qui cité l’organisation de presse britannique Press Association. Selon lui, Theresa May devrait rechercher un accord de libre-échange dans les conditions souhaitées par le président du Conseil européen, Donald Tusk, en mars, au lieu de son plan Checkers.
Dans le même ordre d’idée, l’ex-chef de sa diplomatie britannique, Boris Johnson, a comparé dimanche le projet de Theresa May, adopté en début d’été à la résidence de Chequers, à une “ceinture d’explosifs” autour du Royaume-Uni et que cela revenait à en “remettre le détonateur” à l’Union européenne. Par ailleurs, la police britannique se prépare à d'éventuels “troubles” au Royaume-Uni si le pays quitte l’Union européenne sans accord en mars 2019.
Citant un document confidentiel, le Sunday Times écrit que la police britannique craint que des pénuries de nourriture et de biens, dont des médicaments, puissent entraîner “un désordre civil menant à des troubles généralisés”. Ces derniers pourraient s’étendre sur “trois mois” avant et après la date du Brexit, fixée au 29 mars 2019 à 23h00 GMT.
La même source précise que le document a été rédigé par le Centre de coordination de la police nationale, chargé de coordonner les moyens policiers en cas d'événement de grande envergure ou de crise nationale. Il y a lieu de noter que si un accord est conclu avec l’UE, il devra être approuvé par le Parlement britannique, et si ce dernier venait à rejeter le rejeter, le Royaume-Uni risque de devoir quitter l’UE trois mois plus tard sans accord.
Et dans ce cas, le Royaume-Uni passerait d’un commerce direct avec le reste de l'Union européenne aux arrangements douaniers établis par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour les États extérieurs qui ne bénéficient pas d’accord préférentiel.

Merzak Tigrine


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