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A la une / International

Alors que Madrid rejette toute possibilité de dialogue

Catalogne : Puigdemont envisage de rester à Bruxelles

Carles Puigdemont, Président destitué de la Généralité de Catalogne ©D. R.

La crise politique est partie pour durer en Espagne, où les voies de dialogue sont aujourd’hui quasiment obstruées.

Le président destitué de la Generalitat, en exil à Bruxelles, Carles Puigdemont, a affirmé hier qu’il n’est pas trop sûr de vouloir rentrer en Espagne dans les conditions actuelles, au lendemain de la victoire des indépendantistes à l’élection régionale, d’où est sorti laminé le Parti socialiste du Premier ministre espagnol Mariano Rajoy.
À la question “Puigdemont est-il disposé à rentrer ?”, l'un de ses avocats en Catalogne a répondu : “En principe, oui, mais mon conseil c'est d'évaluer la situation, car au moment où il reviendrait ici, il serait arrêté”, deux mois après la proclamation d'une République catalane que la justice espagnole a invalidée, estimant illégal le référendum d’autodétermination organisé le 1er octobre dernier en Catalogne. “Il faut mesurer si cela vaut la peine, s'il peut faire davantage dedans que dehors, il est évident que s'il vient et est emprisonné, cela génère (...) un conflit politique très important”, a ajouté Me Jaume Alonso-Cuevillas au micro de Catalunya Radio, a rapporté l’AFP. “Nous étudions tous les scénarios”, a simplement confirmé la directrice de campagne du parti de M. Puigdemont, Elsa Artadi, interrogée hier à Bruxelles par la radio catalane Rac1. Comme le leader catalan, Mme Artadi a réaffirmé la volonté des dirigeants catalans à engager un dialogue constructif avec Madrid : “Nous souhaitons un dialogue avec le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy, qui a rejeté, vendredi après-midi, toute éventualité de se mettre autour d’une même table avec Carles Puigdemont ou n’importe quel autre dirigeant catalan.” “Je devrais parler avec la personne qui exercera la présidence du gouvernement régional, mais pour cela elle doit prendre ses fonctions”, a également averti M. Rajoy. “La première force politique en Catalogne, c'est Ciudadanos, une force constitutionnaliste”, a souligné hier Inès Arrimadas, forte de son 1,1 million de voix, dans un entretien publié par El Mundo. “C'est fondamental pour mettre en lumière le fait qu'il n'y a pas une majorité sociale en Catalogne en faveur de l'indépendance”, a insisté la tête de liste de Ciudadanos.
M. Puigdemont a, maintes fois, affirmé sa volonté de rétablir le gouvernement destitué par Madrid, ce qui apparaît impossible dans la pratique, certains membres étant en exil, d'autres en prison. Les pays membres de l’Union européenne, qui suivent de près ce qui se passe en Espagne, ont appelé au dialogue pour sortir de l’impasse politique. Après Berlin, c’était au tour de Lisbonne, vendredi soir, d’appeler les Espagnols à un dialogue constructif. “Compte tenu de la complexité de la situation et des résultats, un engagement en faveur de dialogues responsables et démocratiques sera indispensable pour trouver des solutions à la gouvernance de la Catalogne, préserver la souveraineté espagnole et garantir pleinement les droits et libertés de ses citoyens”, a indiqué le gouvernement portugais dans un communiqué, relayé par les agences de presse. “Le gouvernement portugais est convaincu que, dans le cadre de la Constitution et de la loi, les institutions démocratiques espagnoles seront en mesure de réaliser ce plan de compréhension et d'harmonie”, a conclu le gouvernement.

Lyès Menacer


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