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A la une / International

Les Occidentaux temporisent avant d’éventuelles frappes en Syrie

C’est l’expectative !

Vassily Nebenzia, ambassadeur russe auprès des Nations unies, © D.R.

Après avoir promis dans un tweet des missiles, le président américain tergiverse et se donne le temps d’étudier les options militaires pour punir le régime de Damas, car la Russie brandit la menace d’une “guerre” en cas de frappes.

En attendant les résultats de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, prévue pour hier soir, les capitales occidentales continuaient d’étudier leurs options militaires avant de bombarder la Syrie, qu’ils accusent d’avoir perpétré l’attaque chimique présumée de Douma. Les dirigeants occidentaux donnent l’impression d’être soucieux d’éviter une escalade avec la Russie qui n’a pas hésité à brandir la menace d’une “guerre” en cas de frappes. Ainsi, le président américain n’avait pas encore pris de “décision finale” jeudi quant au déclenchement de ces frappes, selon sa porte-parole. “La priorité est d’éviter le danger d’une guerre” entre les États-Unis et la Russie, a affirmé jeudi l’ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia. “Nous cherchons à arrêter le massacre d’innocents”, a de son côté expliqué jeudi le ministre américain de la Défense, Jim Mattis, en évoquant devant le Congrès la perspective de frappes imminentes de la part des Américains, des Français et peut-être des Britanniques. Toutefois, “sur un plan stratégique, la question est de savoir comment nous évitons une escalade hors de contrôle, si vous voyez ce que je veux dire”, a-t-il ajouté, laissant transparaître des réticences à frapper. Donald Trump a poursuivi jeudi soir les discussions avec ses alliés, semblant temporiser après avoir annoncé à plusieurs reprises en début de semaine des frappes contre le régime de Damas. Dans la soirée, un porte-parole de Downing Street a confirmé que M. Trump et Mme May s'étaient entretenus au téléphone. “Ils se sont mis d’accord sur le fait qu’il était vital de ne pas laisser l’usage d’armes chimiques sans réponse, et sur la nécessité de prévenir un nouvel usage d'armes chimiques de la part du régime Assad”, a-t-il annoncé. Mais Londres reste prudent sur sa participation à d’éventuelles représailles militaires, préférant s’en remettre à la “coordination d’une réponse internationale” sur une question qui divise profondément l’opinion et la classe politique du Royaume-Uni. Le président français Emmanuel Macron est lui aussi resté évasif, jeudi, sur le calendrier d’une éventuelle intervention militaire, tout en assurant avoir “la preuve” de l’implication du régime de Bachar al-Assad dans l'attaque chimique présumée, qui a fait 40 morts selon des ONG locales le 7 avril à Douma, aux portes de Damas. Toujours en France, le chef de file des députés du principal parti d'opposition à l’Assemblée nationale française, “Les Républicains”, a demandé hier “un débat sans vote” sur d’éventuelles frappes de représailles en Syrie, exhortant l’exécutif à agir sur ce sujet “avec beaucoup de sang-froid”. La chancelière allemande Angela Merkel a, elle, jugé “évident” que le régime syrien disposait encore d’un arsenal chimique, tout en soulignant que Berlin ne participerait pas à des actions militaires contre Damas. Ceci étant, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), qui doit se réunir lundi, a annoncé que ses experts étaient en route pour la Syrie et commenceraient leur travail samedi. De son côté, le Kremlin a pour sa part assuré que la ligne spéciale entre militaires russes et américains au sujet de leurs opérations en Syrie, destinée à éviter les incidents, était encore “dans un état actif et utilisée des deux côtés”. “Toute action ne contribuera qu’à déstabiliser davantage la région”, a averti de son côté Bachar al-Assad.


Merzak Tigrine

 


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