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L’Onu alerte sur la situation humanitaire en Libye

Combats de rue à Tripoli

Intensification des affrontements dans la capitale libyenne. © D.R.

Plus de 4 000 civils ont déjà fui les combats, alors que d’autres sont toujours bloqués dans les zones de combats, difficiles d'accès pour les services de secours et les humanitaires, souligne l’ONU.

La situation est devenue intenable dans la capitale libyenne Tripoli, où se déroulent de violents combats de rues entre les forces du Gouvernement d’union nationale (GNA) et celles du maréchal Khalifa Haftar. C’est ce qu’a rapporté hier l’agence Reuters, qui indique que les soldats du GNA, dont certains se sont habillés en vêtements civils pour tromper les soldats de Haftar, étaient équipés de canons de défense anti-aérienne pour riposter aux raids de l’aviation de l’Armée nationale libyenne (ANL). Aucun bilan n’était encore disponible hier concernant ces affrontements. Devant ces développements, la responsable adjointe de la mission d'appui de l’ONU en Libye (Unsmil), chargée notamment de l'aide humanitaire, Maria do Valle Ribeiro, a déclaré à l’agence AFP qu’“il faut s’attendre à une détérioration de la situation humanitaire déjà grave dans la région de Tripoli”. 

Dans cet entretien accordé dimanche, la responsable onusienne n’a pas caché son pessimisme quant à une éventuelle amélioration de la situation dans la capitale libyenne en affirmant : “Quand on voit l’utilisation de moyens aériens, les bombardements sans discernement de zones densément peuplées comme on l’a vu la semaine passée, il est difficile d’être optimiste”. “Tant que cette situation (militaire) continue, (...) il faut s’attendre à une détérioration de la situation humanitaire”, a-t-elle souligné, tout en appelant à une solution pacifique de la crise. Sur le terrain, 40 100 civils ont déjà fui les combats, alors que beaucoup d’autres sont toujours bloqués dans les zones de combats, difficiles d’accès pour les services de secours et les humanitaires. Dans cet ordre d’idées, Maria do Valle Ribeiro a révélé également que “3500 migrants et réfugiés sont en danger dans des centres de détention situés près de zones d'affrontements”, précisant au passage que 800 ont déjà été évacués.

“C’est pourquoi nous continuons d'appeler au respect des civils, à des pauses humanitaires (dans les combats, ndlr) et surtout nous continuons d’espérer une solution pacifique de la crise”, poursuit l’adjointe à l’émissaire des Nations unies en Libye. Maria do Valle Ribeiro se dit préoccupée par l’impact du conflit sur les services de base, les approvisionnements en eau et électricité, et les services médicaux, ou encore la disponibilité des produits de base et leurs prix.L’ONU s’est déjà déclarée vendredi gravement préoccupée par les informations faisant état de bombardements aveugles dans les zones civiles à la capitale libyenne, rappelant dans ce contexte la nécessité de protéger les civils et d’accorder un accès immédiat et inconditionnel aux partenaires humanitaires. Le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) indique que depuis le début de l’offensive des troupes de Haftar contre Tripoli, au moins 278 personnes ont été tuées et 1332 autres blessées.

 

Merzak Tigrine



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