Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

A la une / International

15 000 Africains déplacés chaque jour dans leur propre pays

Conflits, principale cause des migrations en Afrique

Plus de 6 millions de personnes, dont la moitié sont des enfants de moins de 5 ans, ont été massacrées. ©D. R.

Un rapport publié hier par les Nations unies désigne les conflits comme la raison essentielle qui pousse les Africains à se déplacer pour “échapper à la violence et aux catastrophes”.

Les conflits ont été responsables de 75% des nouveaux déplacements observés en Afrique durant le premier semestre de 2017, selon les statistiques d’un rapport d’ONG publié hier par l’ONU. Ainsi, quelque 2,7 millions de personnes vivant sur le continent africain ont été déplacées essentiellement par des conflits à l’intérieur de leur pays de janvier à fin juin, soit 15 000 Africains chaque jour. Le rapport élaboré par l’Observatoire des situations de déplacement interne (Internal Displacement Monitoring Centre, IDMC), qui dépend du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), a noté que “ces personnes ont dû fuir leur foyer pour échapper aux conflits, à la violence et aux catastrophes, et ce, sans jamais franchir de frontière internationale”. La République démocratique du Congo (RDC), le Nigeria et le Soudan du Sud figurent régulièrement parmi les cinq pays les plus touchés par ce phénomène migratoire.
Et c’est surtout en Afrique de l’Est que les déplacements résultent souvent de conflits persistants, comme ceux affectant la Somalie, le Soudan et le Soudan du Sud. C’est la région “qui paie le plus lourd tribut”, note l’IDMC. Ainsi, au premier semestre, 997 000 nouveaux déplacements liés aux conflits ont été enregistrés en République démocratique du Congo (RDC), un nombre supérieur à celui observé pour l’ensemble de 2016, et 206 000 autres ont été recensés en Centrafrique, soit quatre fois plus que l'année dernière. D’ailleurs, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé, mardi, l’ouverture de deux nouveaux sites pour les réfugiés en RDC, pays qui en accueille plus d’un demi-million. Les nouveaux sites se trouvent à proximité de la ville de Baraka, dans la province du Sud-Kivu (est), et de Dungu, dans la province de Haut-Uélé (nord-est), a indiqué le HCR dans un communiqué. Ceci étant, la directrice de l’IDMC, Alexandra Bilak, affirme dans le communiqué que “cette situation tragique, qui, de toute évidence, ne cesse d’empirer, nécessite une nouvelle approche allant au-delà de l’action humanitaire pour s’attaquer aux causes et aux répercussions à long terme des déplacements internes”. Elle explique que “pour inverser la tendance, nous devons mettre l’accent sur la prévention et la réduction des risques de nouveaux déplacements. Cela passe uniquement par l’adoption de mesures immédiates axées sur la prévention des conflits et la consolidation de la paix ainsi que sur le développement économique et politique en général”. Cette ONG estime que la même approche doit être développée pour les déplacements liés aux catastrophes, avec la mise en place de mesures de réduction des risques qui “contribuent à limiter les répercussions des désastres, le nombre de personnes déplacées et le temps qu’il leur faut pour reconstruire leur vie”.

Merzak T./Agences


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER
Commentaires
1 réactions
Brahms le 08/12/2017 à 18h09

Les dirigeants africains sont des incapables. La plupart cumulent des richesses considérables à l'étranger et laissent leurs populations complètement à l'abandon. Quand je vois Ouyahia donnait 100 millions de dollars à des africains, on voit ce que cela donne.

Commentaires
1 réactions