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A la une / International

Le Premier ministre s’est expliqué hier devant le parlement

Contestation sociale : Bassorah ébranle le régime irakien

Haïder al-Abadi, Premier ministre irakien. ©D. R.

La contestation sociale sévèrement réprimée à Bassorah a obligé Haïder al-Abadi à se présenter, hier, devant le Parlement pour apporter des explications, après avoir limogé dans la journée le général chargé des opérations de répression dans cette ville du sud de l’Irak.

Le gouvernement irakien de Haïder al-Abadi a été sérieusement ébranlé par les manifestations sanglantes de Bassora, où 12 manifestants ont été tués cette semaine et des institutions incendiées. Avant de se rendre, hier, au Parlement et pour apaiser la tension, il a procédé au limogeage du général al-Shamry, le chef des opérations de répression menées dans cette ville depuis le début des manifestations populaires de contestation, il y a plus d’une semaine maintenant. C’est le général Rashid Fellih qui a été désigné pour le remplacer. Devant les parlementaires, où il était convoqué pour s’expliquer sur cette crise sociale, il s’est limité à dénoncer des “sabotages politiques”, tout en appelant à isoler la dimension politique du mouvement de contestation de la question des services publics. Il faut rappeler que le leader populiste chiite Moqtada Sadr, vainqueur des législatives, avait lancé un ultimatum aux ministres et députés, leur enjoignant de se réunir avant dimanche ou de démissionner. Et Haïder al-Abadi, qui s’est allié à Moqtada Sadr pour tenter de former une coalition gouvernementale, a aussitôt répondu à cet appel. Hier, le Premier ministre irakien s’est présenté avec plusieurs de ses ministres devant les députés présents du nouveau Parlement élu en mai, mais qui est miné par des divisions profondes, d’où l’absence de près de la moitié des élus. Ils n’étaient que 172 députés sur les 329, que compte l’Assemblée parlementaire. Les ministres de l’Intérieur et de la Défense ont défendu les forces de l’ordre, accusées par les défenseurs des droits de l’homme d'avoir fait un usage excessif de la force face aux manifestants. “Les forces armées n’ont reçu aucun mandat pour tirer sur les citoyens”, a affirmé Arfan al-Hayali, en charge de la Défense. Le ministre de l’Intérieur, Qassem al-Aaraji, a lui, évoqué des sanctions et plusieurs changements au sein du commandement. Peu avant ce passage devant le Parlement, le gouvernement irakien avait tenu un Conseil des ministres extraordinaire. Il a de nouveau annoncé débloquer des fonds pour Bassorah, mais sans donner aucun détail sur ces sommes ni quand elles seraient envoyées, alors que les manifestants affirment n’avoir jamais vu arriver les premiers milliards de dollars d’urgence annoncés en juillet. À noter que cette contestation sociale a atteint son paroxysme, vendredi, lorsque des centaines de manifestants ont incendié le consulat iranien à Bassorah. Dans la nuit de vendredi à samedi, Haïder al-Abadi a chargé les forces de sécurité d’agir de façon décisive face aux actes de vandalisme qui ont accompagné les manifestations.

Merzak T./Agences


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