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A la une / International

Attentats au Sri Lanka

Daech revendique sa responsabilité

Les débris d'une voiture dans une rue de Colombo au Sri Lanka. © D.R

La piste terroriste dans les attentats du Sri Lanka est confirmée par la revendication du groupe autoproclamé “État islamique”.

Plus de 48 heures après, le groupe terroriste autoproclamé État islamique (Daech) a revendiqué hier la paternité des attentats qui ont ensanglanté le Sri Lanka dimanche, dont le dernier bilan fait état de plus 320 morts. Daech a annoncé hier par le biais de son agence de propagande Amaq que “les auteurs des attaques ayant visé des ressortissants des pays de la Coalition (anti-EI) et les chrétiens au Sri Lanka sont des combattants de l’EI”. Le “califat” autoproclamé en 2014 par l’EI sur de vastes territoires conquis en Syrie et en Irak s’est effondré en mars après de multiples offensives contre les dernières positions du groupe en Syrie, mais il continue à revendiquer des attentats commis dans ces deux pays, ainsi qu’ailleurs dans le monde. Ceci étant, cette revendication intervient alors que les autorités srilankaises attribuaient le carnage au mouvement islamiste local National Thowheeth Jama’ath (NTJ), qui ne l’a pas revendiqué, et cherchent à savoir s’il a bénéficié d’un soutien logistique international. Dans cet ordre d’idées, le vice-ministre srilankais de la Défense, Ruwan Wijewardene, a affirmé hier les premiers éléments de l’enquête montrent en outre que ces attentats ont été commis en représailles au carnage des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande et en lien avec un groupe islamiste indien peu connu. Par ailleurs, des sources proches de l’enquête ont révélé à l’agence AFP que deux frères srilankais musulmans, figurant parmi les kamikazes, ont joué un rôle-clé dans les attentats qui ont tué plus de 320 personnes, dimanche, dans l'île d'Asie du Sud. Les deux frères, âgés entre 20 et 30 ans, dont les noms n’ont pas été révélés, étaient d’origine aisée et fils d’un riche commerçant d’épices. Selon les policiers, ces suspects, qui sont morts dans les attaques, opéraient dans une cellule terroriste familiale et jouaient un rôle-clé au sein du NTJ. Les enquêteurs ignorent toutefois encore si les attaques sont le fait de cette seule “cellule”, ou d’équipes séparées, mais coordonnées. On ignore donc en l’état si ces frères étaient en contact avec les autres kamikazes. Samedi, les deux frères ont chacun pris une chambre dans les hôtels de luxe Cinnamon Grand et Shangri-La, situés face à la mer à Colombo. Ils se font exploser chacun dans son hôtel le lendemain matin au buffet du petit-déjeuner, à peu près au même moment. L’ONU a révélé hier à Genève qu’au moins 45 enfants et adolescents, dont un bébé de 18 mois, ont été tués au cours des attentats. “Le total actuellement est de 45 enfants et adolescents morts (...) et ce chiffre pourrait encore augmenter”, a déclaré un porte-parole du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), Christophe Boulierac, lors d’une conférence de presse. Il a souligné que “d’autres jeunes victimes sont blessées et luttent actuellement pour leur vie”. 


Merzak Tigrine



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