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A la une / International

formation du gouvernement au Liban

Dernière chance pour Hariri

Saad Hariri, président du Conseil des ministres libanais. ©D. R.

Le Premier ministre désigné s’est fixé un délai de dix jours pour former son gouvernement, tout en prévenant que s’il se récusait, il n’accepterait plus d’être à nouveau chargé de cette mission.

Depuis le 24 mai dernier, date à laquelle le président de la République libanaise, Michel Aoun, l’avait chargé de former le gouvernement, au lendemain des législatives organisées le 6 mai, Saad Hariri n’a pas pu régler l’équation des revendications concernant le nombre de portefeuilles et leur répartition des différents partis politiques. Mais selon les médias libanais, cette fois-ci, c’est un Premier ministre désigné plus optimiste qui revient au-devant de la scène politique pour assurer que “le cabinet sera formé dans un délai de dix jours parce que le pays en a besoin et que la situation économique l’exige”.
Certes, Saad Hariri s’accorde un nouveau délai de cinq jours, par rapport à sa première déclaration du 5 octobre dernier, mais semble plus déterminé à réussir dans sa mission car apparemment encouragé par sa dernière rencontre avec le président Michel Aoun du 3 octobre.
Visiblement prêt à faire des concessions, comme il le laisse croire en affirmant : “Je suis prêt à donner des places qui me sont allouées pour le bien du pays”, il avertit toutefois qu’il s’il renonçait à sa tâche, il n’accepterait pas d’être à nouveau chargé de former un nouveau gouvernement. Rappelons toutefois qu’en 2009, il avait renoncé à former son équipe, avant d’accepter de nouveau cette mission. Il faut croire que cette mise en garde est d’être fortuite car elle intervient après les conditions que le chef du Courant populaire libre (CPL) et gendre de M. Aoun, Gebran Bassil, veut imposer pour accepter la composition du nouveau gouvernement. Saad Hariri et son parti politique le Courant du Futur avaient du mal à cacher hier leur ras-le-bol face à ce genre d’exigences, en soulignant qu’elles n’étaient pas positives.
Il a toutefois justifié sa détermination à mettre en place son cabinet dans les meilleurs délais en raison de la gravité de la situation économique, à laquelle fait face le Liban. “À partir du moment où nous commençons à établir des critères, nous nous imposons, pour la constitution des équipes ministérielles à l’avenir, des contraintes qui ne trouvent leur origine dans aucune Constitution et aucune règle”, a souligné Saad Hariri. Sans donner de détails, il a révélé avoir opéré des changements dans la distribution des portefeuilles ministériels. Le Premier ministre libanais désigné a affirmé que “la situation actuelle a obligé tout le monde à faire des concessions et tous les problèmes sont sur le point d’être résolus”, y compris les deux partis politiques “FL” et “CPL”, d’où son optimisme à ficeler son gouvernement dans les délais qu’il se fixe. Saad Hariri devrait remettre la liste de son gouvernement au président Michel Aoun, dès le retour de celui-ci d’Arménie, où il s’est rendu pour assister au sommet de la Francophonie.

Merzak Tigrine


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