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A la une / International

Acte 22 des “Gilets jaunes” en France

Des heurts en l’absence totale de dialogue

Manifestation des "gilets jaunes" à Toulouse.© D. R.

Gouvernement, médias et analystes avaient tous parié sur l’essoufflement du mouvement. Mais les “gilets jaunes” sont de plus en plus déterminés à poursuivre leurs manifestations chaque samedi, malgré la réponse répressive des autorités.

La ville de Toulouse a été au cœur de fortes tensions hier, à l’occasion des manifestations des “gilets jaunes” qui sont à leur 22e samedi de protestation en France, ont rapporté plusieurs médias. Choisie comme capitale de l’Acte XXII des “gilets jaunes”, Toulouse n’a pas échappé aux affrontements qui ont opposé les manifestants aux services de sécurité, instruits à agir dans les lieux interdits par le gouvernement à tout rassemblement ou marche. La tension a commencé à monter dans cette ville du Sud-Ouest dès les premières heures de la matinée. Les services de l’ordre ont tenté de disperser les manifestants qui ont afflué de plusieurs autres villes voisines à coups de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes, ont rapporté les médias locaux et l’AFP. Mais cela n’a pas entamé la détermination des “gilets jaunes” qui continuaient à arriver par dizaines au fil des heures. Parallèlement, la situation se tendait de plus en plus avec la tentative des manifestants à avancer vers le quartier interdit et la riposte violente des policiers qui tentaient, eux aussi, d’enlever les barricades installées sur leur chemin. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, l’on pouvait entendre une des figures des “gilets jaunes”, Priscillia Ludosky, qui a eu un échange verbal musclé avec les forces de l’ordre qui voulaient l’empêcher d’avancer. Plusieurs personnes ont d’ailleurs été interpellées et embarquées tout au long de cette manifestation, ont indiqué plusieurs sources sur place. Même ambiance de tensions dans les autres villes françaises, où les services de la police sont intervenus pour disperser les manifestants. Ainsi, en Moselle, des heurts ont eu lieu après l’intervention des policiers pour disperser des “gilets jaunes” rassemblés au niveau d’un rond-point à Saint-Avold, a rapporté la presse locale. À Paris, théâtre de violences inouïes lors d’une des précédentes manifestations, la tension est montée d’un cran en milieu d’après-midi après un début de rassemblements et marches pacifiques. Les premiers tirs aux gaz lacrymogènes ont débuté au niveau de la célèbre place de la République, avant de s’étendre aux ruelles et boulevards voisins. “Quelques minutes plus tard, (…) face à face entre manifestants et forces de l'ordre devant l'institut Wall Street English”, a rapporté RT France. Hier, les manifestants ne se sont pas rendus au niveau de l’avenue des Champs-Elysées, interdite à toute manifestation, après les saccages qui ont touché plusieurs magasins et agences bancaires, lit-on sur le journal local Le Parisien. Si dans de nombreuses villes françaises, les manifestations se sont déroulées dans le calme, parfois dans une ambiance festive, les heurts d’hier à Toulouse, à Paris ou encore à Moselle sont symptomatiques d’une crise qui se complique de jour en jour et face à laquelle le président Emmanuel Macron et son gouvernement restent sourds.
 

Lyès Menacer

 


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