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A la une / International

Paris abrite aujourd’hui une conférence internationale sur la crise libyenne

Des initiatives multiples, peu d’avancées

Fayez el-Sarraj (à gauche), Emmanuel Macron (au milieu) et le général Khalifa Haftar. ©D. R.

Le chaos en Libye s’éternise. Et toutes les initiatives régionales et internationales pour une sortie de crise se sont soldées par des échecs, n’ayant pas pris en compte la réalité de la situation sur le terrain.

La France réussira-t-elle là où tous les autres ont échoué ? C’est du moins l’objectif de la Conférence internationale de Paris sur la Libye, qui s’ouvre aujourd’hui en présence de quatre des principaux antagonistes de la crise libyenne et de représentants de la communauté internationale.
Il s’agit de Fayez As-Sarraj, le président du Conseil présidentiel libyen, le controversé maréchal  et chef de l’armée nationale libyenne Khalifa Haftar, Aguila Salah, le président du Parlement de Tobrouk, et Khaled Mecheri, le président du Haut-Conseil d’Etat libyen. Ces quatre personnalités ont un rôle déterminant à jouer dans le règlement de la crise et mettre fin aux divergences qui déchirent le pays depuis la chute de l’ancien régime de Tripoli et la mort du guide libyen Mouammar Kadhafi en 2011. C’est dire la difficulté de la mission des Français à les convaincre à s’entendre sur une démarche commune, dans le respect de l’accord de Skhirat du 17 décembre 2015, sous l’égide de l’Onu. Mais la tâche s’annonce délicate, à lire le communiqué du président du Haut-Conseil d’État libyen qui conditionne sa participation à cette conférence. Khaled Mecheri insiste notamment sur l’adoption de la nouvelle Constitution, qui fait l’objet de polémiques, avant le déroulement des élections générales, alors que le calendrier élaboré par l’ONU prévoit le contraire. Le Haut-Conseil d’État libyen exige, par ailleurs, un cessez-le-feu immédiat dans la ville de Derna, qui est visée par une offensive de l’armée dirigée par Haftar depuis février dernier. Acteur influent dans le jeu politique, le Conseil des tribus libyennes a affirmé dans un communiqué rendu public dimanche soir qu’il refusait de participer à cette conférence de Paris, la qualifiant d’ingérence dans les affaires intérieures de la Libye. Ce conseil fait du référendum sur la nouvelle Constitution une condition sine qua non avant toute élection. Ces exigences indiquent clairement que les divergences entre les différentes parties libyennes sont loin d’être aplanies, bien au contraire, tout un chacun campe sur ses positions. Rappelons qu’en plus des parties libyennes, la France a convié à cette réunion les représentants de 19 pays impliqués dans le dossier. Il s’agit des cinq pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU (Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni et France), l’Italie, ancienne puissance coloniale, l’Allemagne, les pays voisins (Egypte, Algérie, Tunisie, Tchad), les puissances régionales (Émirats, Qatar, Koweit, Turquie, Arabie Saoudite, Maroc).      

Merzak Tigrine


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