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Brexit

Dialogue de sourds entre Londres et Bruxelles

Dirigeants européens et britanniques ont affiché vendredi leur incapacité à sortir de l'impasse des discussions sur le Brexit, à quatre jours d'un vote décisif au Parlement britannique et à trois semaines de la date prévue du divorce. Les deux parties continuent du buter sur le “filet de sécurité” (“backstop” en anglais), un dispositif qui prévoit, en dernier recours, le maintien du Royaume-Uni dans une union douanière avec l'UE afin d'éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande, membre de l'UE, et la province britannique d'Irlande du Nord, destinée à en sortir. Vendredi soir, le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, a annoncé sur Twitter que l'Europe offrirait à la Grande-Bretagne (soit le Royaume-Uni sans l'Irlande du Nord) “la possibilité de quitter unilatéralement le territoire douanier unique, si elle le souhaitait”. Cette possibilité de “sortie unilatérale” n'est pas celle que demandait Londres, qui souhaitait une sortie de tout le territoire du Royaume-Uni sans exception. Elle revient de fait à une proposition qui avait déjà été formulée par les dirigeants européens à un stade antérieur des discussions. “Avec une échéance très sérieuse qui se profile, ce n'est pas le moment de relancer de vieux débats”, lui a répondu sur Twitter le ministre britannique chargé du Brexit, Steve Barclay. “Le Royaume-Uni a exposé clairement de nouvelles propositions. Nous devons maintenant convenir d'une solution équilibrée qui peut fonctionner pour les deux parties”. La proposition de Michel Barnier n'est “ni réaliste ni sensée”, a réagi Nigel Dodds, député du parti nord-irlandais DUP, formation alliée au Parti conservateur de la première ministre Theresa May au Parlement britannique. “Elle ne respecte pas l'intégrité constitutionnelle et économique du Royaume-Uni”, a-t-il ajouté, regrettant “un retour un an en arrière dans les discussions”. Il a estimé que la conclusion d'un accord de divorce était “possible”, à condition néanmoins qu'il y ait “moins d'intransigeance” à Bruxelles. Les tractations entre dirigeant britanniques et européens doivent se prolonger au cours du week-end.


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