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A la une / International

Assassinat de Jamal Khashoggi

Donald Trump fuit ses responsabilités

Michael McCaul, président américain de la Chambre des affaires étrangères.© D. R.

Le président américain continue de protéger le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane, malgré les rapports qui le mettent en cause dans cette affaire.

Le dossier de l’assassinat de Jamal Khashoggi est toujours ouvert au niveau du Sénat américain, dont les membres demeurent dans l’attente de la réponse du président des États-Unis, Donald Trump, dans le respect de la loi que les sénateurs démocrates et républicains ont activée le 10 octobre une loi, laquelle donne 120 jours au locataire de la Maison-Blanche pour trancher cette question. Ainsi, un sénateur républicain haut placé a critiqué l’administration Donald Trump sur son incapacité à fournir sa réponse sur le meurtre du journaliste saoudien. Il s’agit du président de la Chambre des affaires étrangères, Michael McCaul, qui s’est dit “profondément troublé”, avant d’ajouter que “toutes les personnes impliquées dans ce crime horrible doivent être identifiées et tenues pour responsables”. “J’appelle l’Administration à se conformer immédiatement aux exigences de la loi et à fournir au Congrès les informations requises”, a-t-il martelé. Rappelons que les membres du Congrès cherchent à déterminer si le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane était à l’origine du meurtre de Khashoggi. Pendant ce temps, les autorités saoudiennes annoncent qu’elles ne savent toujours pas où se trouve le corps démembré du journaliste Jamal Khashoggi, malgré l’arrestation des agents venus de Riyad pour l’assassiner à Istanbul. C’est ce qu’a affirmé dans un entretien diffusé dimanche le ministre d'État saoudien aux Affaires étrangères Adel al-Jubeir. À la journaliste de la chaîne américaine CBS qui lui demande où se trouve le corps, le ministre Adel al-Jubeir répond, dans cet entretien enregistré vendredi : “Nous ne savons pas.” Il a ajouté que le procureur saoudien chargé de ce dossier attend encore certaines informations de la Turquie. “Nous enquêtons toujours”, a répondu Adel al-Jubeir à la journaliste qui lui demandait pourquoi les agents saoudiens en détention n’avaient pas pu dire où se trouvait le corps. Ceci étant, on apprend que l’interlocuteur saoudien du prince héritier d’Arabie Saoudite Mohammed Ben Salmane, lorsqu’il avait affirmé en 2017 qu’il irait jusqu’à utiliser “une balle” contre le journaliste Jamal Khashoggi si ce dernier ne cessait pas ses critiques contre le royaume, a été désigné ambassadeur aux Emirats arabes unis. Selon le média Bloomberg, il s’agit de Turki Aldakhil, l’ancien patron de la chaîne d’information saoudienne Al-Arabiya. Sa nomination au poste d’ambassadeur intervient, ajoute la même source, dans le cadre d’un mouvement global de désignation de nouveaux ambassadeurs, rapporté par l’agence de presse officielle saoudienne SPA.  


Merzak Tigrine

 


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