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A la une / International

Après avoir fait plier l’Otan, il torpille le projet de Brexit de Londres

Donald Trump malmène l’Europe

Donald Trump, président des États-Unis. © D.R.

Le président américain continue à asséner ses coups de boutoir aux alliés européens qui ne savent plus sur quel pied danser.

Le sommet de l’Otan a été l’occasion pour Donald Trump pour semer la zizanie parmi ses alliés européens, lesquels n’ont pas d’autres choix que de se plier à ses désirs. Désemparés par l’audace du locataire de la Maison-Blanche, qui leur a reproché de ne pas contribuer suffisamment au budget de l’organisation militaire transatlantique, ils ont accepté, jeudi, de débourser 41 milliards de dollars. En renouvelant  ses exigences, jeudi, au début de la seconde journée du sommet, le président US a contraint le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, de convoquer en urgence une réunion extraordinaire pour désamorcer une menace de crise. “Les alliés pouvaient être inquiets, car hier j’étais extrêmement insatisfait de ce qui se passait, et ils ont considérablement renforcé leurs engagements. Maintenant, nous sommes très heureux d’avoir une Otan très puissante, très forte, beaucoup plus forte qu’il y a deux jours”, s’est félicité le président américain. “J’aurais pu utiliser la menace (de quitter l’Otan), mais cela n’a pas été nécessaire”, a-t-il assuré en réponse à une question en ce sens. “J’ai obtenu des progrès extraordinaires par rapport à mes prédécesseurs”, a-t-il soutenu. “L’Allemagne a accepté d’accélérer le tempo pour augmenter ses dépenses militaires”, a expliqué Trump. Ce dernier ne s’est, par ailleurs, pas empêché de lancer une attaque virulente contre la stratégie de la Première ministre britannique, Theresa May, sur le Brexit, causant une nouvelle entorse à la relation spéciale entre les États-Unis et le Royaume-Uni où il était, hier, en visite officielle. Il s’en est pris au plan de Mme May de future relation commerciale avec l’UE, dans un entretien accordé au tabloïd The Sun avant son arrivée, jeudi après-midi, sur le sol britannique. Selon lui, ce projet va probablement tuer la possibilité d'un accord de libre-échange entre Washington et Londres après la sortie britannique de l’UE fin mars 2019. Le plan que Mme May a proposé à Bruxelles prévoit de maintenir des liens étroits avec l’UE à 27, en instaurant une nouvelle zone de libre-échange, qui reposerait sur un ensemble de règles communes concernant les biens et le secteur agro-alimentaire. “S’ils font un tel accord, nous traiterions avec l’Union européenne au lieu de traiter avec le Royaume-Uni”, a dit Trump, qui n’a jamais caché sa préférence pour un Brexit dur synonyme de rupture nette des liens entre le Royaume-Uni et l’UE. Après ce coup de semonce, le président américain a assuré, hier, que la relation avec Theresa May était très très solide, malgré les attaques qu’il a formulées dans la presse. Il n’en demeure pas moins que ses attaques contre la stratégie de Mme May sur le Brexit ont provoqué des réactions outragées de la classe politique britannique qui a défendu en bloc sa dirigeante hier. Reste à savoir si les relations des États-Unis avec leurs alliés européens ne finiront pas par s’affaiblir face à ces attaques incessantes de ce président US atypique contre leurs intérêts.


Merzak Tigrine

 


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