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Face au risque d’internationalisation du conflit

Efforts européens pour éviter le pire en Libye

Vladimir Poutine (à gauche), Angela Merkel et Recep Tayyip Erdogan préconisent une solution politique pour la Libye. © D.R.

L’Italie était l’un des premiers États membres de l’Union européenne à réagir à la signature d’un accord militaro-maritime entre la Turquie et le gouvernement libyen de Fayez al-Serraj.

La guerre en Libye a cristallisé de nouveau les tensions à l’échelle régionale et internationale, après l’annonce jeudi par le président turc, Recep Tayyip Erdogan, de l’envoi prochainement de ses soldats en soutien au gouvernement d’union nationale (GNA), basé à Tripoli et reconnu par l’ONU, pour empêcher le général Khalifa Haftar de prendre le contrôle de la capitale libyenne. Les Européens, à leur tête l’Allemagne, la France et l’Italie, ont engagé plusieurs actions diplomatiques afin de parvenir à une solution politique en Libye et éviter que le chaos engendré par l’intervention de l’Otan en 2011 contre le régime de Kadhafi ne se reproduise, avec cette fois-ci des effets directs sur le Vieux continent. Ainsi, l’Allemagne a eu des discussions avec la Turquie, mais aussi avec la Russie, un des alliés d’Ankara, pour tenter d’éviter le pire en Libye, selon un porte-parole du gouvernement allemand, repris par les médias. “Il a été convenu de parler à nouveau pour renforcer les efforts diplomatiques pour la résolution du conflit libyen”, a affirmé hier le porte-parole du gouvernement, faisant référence à deux appels téléphoniques séparés, dimanche, de la chancelière allemande Angela Merkel avec le président russe Vladimir Poutine et le chef d’État turc, a rapporté l’agence de presse Reuters. Depuis plusieurs semaines, l’Allemagne a engagé d’importants efforts diplomatiques pour l’organisation de la “Conférence de Berlin sur la Libye”, dont l’objectif énoncé est de “rapprocher les points de vue et les positions des membres de la communauté internationale”, dont la responsabilité est directement engagée pour mettre fin à l’ingérence de certains pays dans cette guerre. Pour sa part, l’Élysée a indiqué hier que les présidents français Emmanuel Macron et égyptien Abdel Fattah al-Sissi ont évoqué, eux aussi, par téléphone “les risques d'une escalade militaire en Libye”, appelant “l'ensemble des acteurs internationaux et libyens (...) à la plus grande retenue”, a rapporté l’AFP. Outre ces deux pays, l’Italie et la Grèce ont dénoncé l’accord maritime conclu entre Ankara et le GNA, agissant eux aussi dans le sens de son annulation et d’une cessation des violences en Libye. “Nous ne voulons pas de source d'instabilité dans notre voisinage. Nous avons donc notre mot à dire sur les développements en Libye”, a déclaré le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis dans un entretien à l'hebdomadaire local To Vima. Samedi, le Premier ministre italien Giuseppe Conte a affirmé avoir discuté de la Libye avec le président turc, lors d'un appel téléphonique la semaine dernière.
Il a déclaré à la presse qu'“une guerre par procuration en Libye, au lieu de stabiliser le pays, ne ferait qu'aggraver l’incroyable fragmentation”.
 

Lyès Menacer



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