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A la une / International

Mouvement des “Gilets jaunes” en France

Emmanuel Macron joue la carte de l’apaisement

Le président français Emmanuel Macron. © D.R.

La reculade, à peine assumée, du gouvernement français face à la contestation sociale semble ne pas trop convaincre les leaders des “gilets jaunes”.

Le gouvernement d’Édouard Philippe a promis hier de revoir la controversée réforme de l’impôt sur la fortune (ISF), en guise de réponse à la contestation sociale menée par le mouvement des “gilets jaunes” que d’aucuns n’avaient pensé qu’il allait provoquer une crise au sommet du pouvoir à l’Élysée et déstabilisé un Emmanuel Macron jusqu’ici sourd à la détresse de son peuple.
“Ce sujet-là n'est pas sur la table” dans l'immédiat, mais “si quelque chose ne marche pas, on n'est pas idiot, on va le changer”, a déclaré hier matin le porte-parole du gouvernement, Benjamin Grivaux, sur les ondes de la radio RTL. Estimant qu'il faut “18 à 24 mois pour que la mesure fasse son plein effet”, Benjamin Grivaux a promis que ce dispositif serait évalué par le Parlement, vraisemblablement à partir de “l'automne 2019”.
Mais les manifestants sont loin d’être satisfaits par des promesses d’un gouvernement qui a joué d’abord à la sourde oreille avant de revenir à la raison après avoir constaté l’ampleur d’une colère qui risque de l’emporter et de déstabiliser tout le pays.
C’est ce que souligne d’ailleurs Raymond Soubie, un expert en relations sociales, qui affirme que les concessions du gouvernement arrivent “trop tard”, a rapporté l’AFP. Du côté des “gilets jaunes”, pas de baisse du ton. “Les Français ne veulent pas des miettes, ils veulent la baguette au complet”, a déclaré à l'AFP Benjamin Cauchy, l'une des figures du mouvement. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a appelé mardi soir les “gilets jaunes raisonnables” à renoncer à un nouveau rassemblement parisien samedi, promettant de mobiliser des renforts policiers en nombre si la manifestation avait lieu. Mais les menaces du ministre sont loin de faire reculer les “gilets jaunes”. Partout en France, les appels sur les réseaux sociaux à se mobiliser une nouvelle fois ce samedi sont pour l'heure maintenus. Éric Drouet, l'un des plus connus des “gilets jaunes”, a appelé à “retourner à Paris” samedi, “près des lieux de pouvoirs, les Champs-Élysées, l'Arc de Triomphe, Concorde”. Une perspective qui inquiète le gouvernement qui a entamé une série de consultations avec les syndicats et les partis politiques pour trouver une solution à cette crise. Mais aucun n’a d’emprise sur un mouvement qui ne s’inscrit dans aucun parti ou syndicat et qui n’est autre que l’émanation d’une colère d’une classe moyenne qui sombre dans la misère en raison de l’érosion continue de son pouvoir d’achat. Pour rappel, le mouvement des “gilets jaunes” va boucler samedi sa troisième semaine de contestation, dont les images ont fait le tour du monde. Quatre personnes sont mortes et des centaines ont été blessées depuis le début des manifestations, le 17 novembre, et le gouvernement craint aussi une extension de la colère à d'autres secteurs. La situation est tendue dans les lycées (lire encadré) et les agriculteurs envisagent eux aussi de prochaines manifestations.


Lyès Menacer

 


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