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A la une / International

Explication de Paris sur un raid français qui a tué onze soldats maliens

Entre aveux et manipulation

Une crise de confiance s’est installée entre le Mali et la France suite à la mort de onze soldats maliens dans un raid de la force Barkhane près d’Abeïbara dans le nord-est du Mali dans la nuit du 23 au 24 octobre. Parce que les autorités françaises avaient, dans un premier temps, nié les avoir tués allant jusqu’à nuancer l’information en disant, selon une dépêche de l’agence AFP, que les onze soldats des Fama sont morts après le raid laissant entendre qu’ils avaient été exécutés par les terroristes qui les détenaient en otages. Mais le ministre malien de la Défense a été catégorique en désignant la force Barkhane d’être derrière leur mort. L’affirmation a été appuyée par les photographies des soldats otages publiées par les terroristes, qui prouvent qu’ils étaient vivats avant le raid. Contredisant clairement la déclaration de l’état-major français des armées faisant état d’aucune présence des soldats maliens “établie”, mettant également en évidence la précision du raid qui a visé “sans erreur possible un camp d’entraînement terroriste”. Mais voilà que le ministère de la Défense malien est venu renforcer sa déclaration en rendant public un communiqué, après avoir reçu une délégation française dont l’ambassadrice de France et un officier de l’état-major des armées à Bamako, dans lequel il est clairement mentionné que les reconnaissances menées durant la phase de préparation n’ont pas pu déceler la présence de militaires maliens. Une erreur d’appréciation ou faille dans le renseignement et surtout un manque de coordination entre les membres de la force Barkhane et les autorités maliennes. Selon un responsable militaire malien cité par l’AFP, sous couvert de l’anonymat, la délégation française reçue mardi au ministère de la Défense a reconnu les faits. Un autre responsable militaire malien cité par RFI évoque une bavure. “Nos militaires prisonniers des djihadistes ont bel et bien été tués lors de l’opération antiterroriste des Français dans le nord du Mali. Appelez cela bavure si vous voulez”, dit-il. Une source française, citée également par RFI, dément qu’il y ait eu bavure. C’est bien un camp d’entraînement des terroristes qui a été ciblé, éliminant tout doute sur la cible. Il n’y a aucun doute donc, selon cette source qu’il y ait bavure, mais précise qu’il y a bien une manipulation du côté des groupes terroristes qui a tout intérêt à accabler les forces françaises qui les combattent. La source ajoute qu’il arrive que des otages soient retournés et enrôlés dans les rangs des terroristes. Et c’est l’hypothèse retenue par l’armée française qui n’évoque pas d’otages mais des terroristes. “Ce n’étaient pas des prisonniers”, dit-on. Et l’on évoque également l’éventuel retrait des forces françaises, comme l’indique, la source de RFI. “Si c'est ainsi, nos 4 000 gars de Barkhane peuvent partir, ça nous donne un argument”, a affirmé la source militaire. Une menace on ne peut plus claire mais qui vaut aussi son pesant de chantage, sachant que les Fama, sous-équipées et sans véritable formation, sont incapables de faire face seules aux groupes terroristes.

Djilali B


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